07202018Headline:

Côte d’Ivoire, Politique: Pascal Affi N’guessan s’explique dans une interview accordée à la radio Allemande Deutsche

A Berlin où il a été  l’invité de la fondation Friedrich-Ebert, proche du parti Socio-démocrate Allemand, Pascal Affi N’guessan, président de l’une des tendances du Front populaire ivoirien (Fpi), s’est prononcé sur la crise qui secoue actuellement sa formation politique.

Dans une interview accordée à la radio Allemande Deutsche Welle (DW), en date du jeudi 01 mars 2018, le président du Front populaire ivoirien est revenu sur la crise qui secoue actuellement sa famille politique. Pour lui, la dissidence au sein du FPI n’aurait aucun avenir politique vue que celle-ci n’aurait pas de projet politique. Aussi a-t-il ajouté qu’il n’existe de parti qui ne connaisse pas de turbulence en Côte d’Ivoire. « Pour nous, la dissidence n’est pas un drame. Nous aurions bien voulu l’éviter, mais cela est arrivé. Cela arrive dans tous les partis politiques. En Côte d’Ivoire, Il n’y a pas un seul parti qui ne connaît pas de turbulence. C’est une dissidence qui n’a pas d’avenir politique, elle n’a pas de projet politique »  a-t-il affirmé. Pascal Affi N’guessan a, par ailleurs, indiqué qu’il demeurait le président du Fpi et c’est à juste titre qu’il est à Berlin sur invitation de la fondation Friedrich-Ebert. «  Je ne suis pas exclu, puisque c’est moi qui dirige le parti, et je suis à Berlin sur invitation de la fondation Friedrich-Ebert, et ce n’est pas M. Sangaré qui a été invité » a-t-il fait savoir. Poursuivant, il a estimé que les dernières actions des frondeurs, qui l’avaient pourtant combattu en 2014, sont en phase avec sa vision politique depuis bien longtemps. « Les derniers actes des frondeurs viennent démontrer que la vision que nous avions développé et qu’ils ont combattu en 2014, cette vision en définitive, ils sont obligés de l’accepter, de l’adopter puisqu’aujourd’hui, ils parlent de participation aux élections alors que c’est sur cette base qu’ils nous ont combattu en 2014. Ils parlent de dialogue avec le pouvoir d’Alassane Ouattara alors que c’est parce que je suis resté dans la logique du dialogue qu’ils m’ont traité de tous les noms » a-t-il fait remarquer. Et d’ajouter « Il faut qu’ils aient le courage d’en tirer les conclusions et de rejoindre la direction pour que nous continuions.»

En dehors de la crise que connait son parti, le député de Bongouanou a rassuré sur les efforts de tous en faveur d’un Fpi plus fort. « En dehors de cela nous travaillons tous, militants quelques soit notre bord, nous travaillons tous pour la vitalité du Front populaire ivoirien et pour sa présence incontournable sur l’échiquier politique national» a-t-il révélé.

A une question liée à son avis sur la réception des « frondeurs » par Laurent Gbagbo, fondateur du parti, et pas lui, l’ex-Premier ministre a répondu que cela n’avait aucun sens. « Cela n’a aucun sens ! Le fait d’être reçu par Laurent Gbagbo ou ne pas l’être n’a aucune signification par rapport à la crise que nous traversons », a-t-il répondu. Ajoutant qu’aujourd’hui, il ne s’agit pas d’évaluer la popularité de Laurent Gbagbo. Il s’agit plutôt de savoir ce que le Fpi peut apporter à ses militants et à la Côte d’Ivoire. « De toute façon Laurent Gbagbo, jusqu’à ce jour, n’a pris aucune position officielle. Au contraire il appelle les uns et les autres à l’unité » a-t-il conclu.

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