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Côte-d’Ivoire Pourquoi L’opposition et l’Église catholique claquent la porte de la CEI ,apres la réelection Y. Bakayoko?

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L’opposition et l’Église catholique claquent la porte de la CEI en Côte-d’Ivoire, Y. Bakayoko désigné président

Côte d’Ivoire: Youssouf Bakayoko, réelu à la tête de la nouvelle commission electorale

Par Serge Alain Koffi

Le diplomate Youssouf Bakayoko, président de la Commission électorale indépendante (CEI) qui a organisé la controversée présidentielle de 2010 en Côte d’Ivoire, a été reconduit jeudi à la tête de l’organe, en charge de la préparation du prochain scrutin en 2015, a constaté un journaliste de Alerte-info.net.

Réunis au siège de l’institution à Cocody (quartier chic à l’est d’Abidjan), 12 commissaires sur les 17 qui composent la Commission ont, en plus de la désignation de Youssouf Bakayoko, représentant du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI, mouvance présidentielle) comme président, procédé à l’élection des autres membres du bureau.

Cinq commissaires dont deux de l’opposition et un de la société civile ayant quitté les travaux.

Ainsi, la 1ère vice-présidence a échu à Sourou Koné, représentant le chef de l’Etat Alassane Ouattara.

Gervais Coulibaly, représentant de la Ligue des mouvements pour le progrès (LMP, Opposition) occupe la 2e vice-présidence et Auguste Séverin Miremont, issu de l’Union pour la démocratie et la paix en Côte d’Ivoire (UDPCI, mouvance présidence) la 3e vice-présidence.

André Zanon Gogognon, représentant du Rassemblement du peuple de Côte d’Ivoire, a été désignée secrétaire générale. Il sera assisté par Me Victoire Amlan Allé, Avocat près la Cour d’appel d’Abidjan, représentante du Barreau.

Les députés ivoiriens ont voté le 28 mai la loi sur la réforme de la CEI, chargée de la présidentielle de 2015 pour laquelle le chef de l’Etat sortant Alassane Ouattara a confirmé sa participation.

La nouvelle CEI est composée de 17 membres : un représentant du président de la République, quatre de l’administration, quatre de la société civile, quatre des partis politiques au pouvoir, et quatre de l’opposition.

L’opposition ivoirienne menée par le Front populaire ivoirien (FPI), le parti de l’ancien président Laurent Gbagbo, a pendant de longs mois refusé de participer à la CEI qu’elle jugeait « déséquilibrée » au profit du pouvoir de M. Ouattara, avant d’accepter, finalement, de désigner ses représentants au sein de la nouvelle Commission.

Mais pour « corriger » le « déséquilibre », l’opposition avait, en plus de la présidence de la Commission, exigé un poste de vice-président sur les trois prévus et un secrétaire permanent sur les deux à pouvoir au sein de l’organe.

Diplomate de carrière, Youssouf Bakayoko (71 ans) a occupé plusieurs hautes fonctions diplomatiques avant de se voir confier le porte-feuille du ministère des Affaires étrangères le 28 décembre 2005. En février 2010, il est élu à la tête de la CEI, en remplacement de Robert Mambé Beugré.

Sous son premier mandat en 2010, la Commission électorale a été au cœur du contentieux électoral après la présidentielle qui a abouti à une crise armée, qui a fait officiellement 3.000 morts.

La CEI a proclamé des résultats qui donnaient Alassane Ouattara vainqueur du scrutin au détriment du président sortant Laurent Gbagbo, déclaré, quant à lui, élu par le Conseil constitutionnel prétextant une forclusion de la commission.

Serge Alain KOFFI
Avec alerte-info.net

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La version de Koaci.com

Youssouf Bakayoko réélu président de la commission électorale en Cote-d’Ivoire

Malgré les départs précipités des deux membres de l’alliance des forces démocratiques ainsi que ceux du représentant du MFA, du représentant de l’église catholique et enfin quelques minutes plus tard d’une représentante de la société civile, Yoli Bi Koné, les 12 commissaires restés sur place ont élu ce vendredi les membres du bureau de la CEI.

Sans surprise, c’est l’ancien président de l’institution devant assurer des élections transparentes en 2015, Youssouf Bakayoko qui a été réélu selon les résultats proclamés à une heure avancée de la nuit par le président du bureau de séance.

« Mesdames et messieurs depuis 15 heures, les membres de la Commission électorale indépendante (CEI) comme il avait été annoncé hier, se sont retrouvés pour mettre en place le nouveau bureau de la nouvelle CEI. A l’issue de nos travaux à 22 heures 30, a été proclamé le bureau suivant. Président, Bakayoko Youssouf, » a déclaré le président du bureau de séance, Mirremont Auguste lui même élu troisième vice président de la CEI.

Le premier vice président se nomme Koné Sourou tandis que le poste de deuxième vice président a échu à Coulibaly Gervais. Le Secrétariat revient à Sano Ogognon André et son adjointe est madame Alé Amlan Victoire.

« Voici donc le bureau que j’ai l’honneur de vous présenter et qui a été construit quoi qu’on dise sur une base consensuelle. C’est ce qui a pris du temps, parce que hier, nous avons abordé le problème des modalités électorales. Nous nous étions mis d’accord sur ces modalités, aujourd’hui c’est ce qui nous a conduit et c’est ce qui a duré puisque nous aurions pu d’entrée procéder aux élections des membres du bureau. Mais, nous avons voulu que ce bureau soit construit sur une base consensuelle. L’ossature selon laquelle, les candidats présentés ont été élus à été obtenue à une large majorité et à partir de cette ossature, nous avons procédé aux élections et c’est ce qui a donné le bureau que nous venons de vous présenter, » a précisé Mirremont Auguste.

Le nouveau bureau de la CEI Search CEI a été élu par 12 commissaires sur les 17 que compte l’institution.

L’alliance des forces démocratiques suspend sa participation pendant que les travaux se poursuivent

L’alliance des forces démocratique a suspendu sa participation à l’élection du bureau de la Commission électorale indépendante (CEI) dont les travaux se déroulent en ce moment au siège de l’institution sise au deux Plateaux a constaté Koaci.com sur place.

Les deux représentants de l’alliance, Alain Dogou et Ganin N’Goran Bertin ont claqué la porte et ont été suivis parl’abbé Martial Boni Boni, le représentant de la conférence des églises catholiques et d’Anaky Jacob, le représentant du Mouvement des forces d’avenir. « Comme vous l’avez noté les premiers membres de la CEI Search CEI ont été nommés depuis le mois de juillet et le reste, c’est à dire les représentants de l’opposition regroupé au sein de l’alliance, nous les avons rejoint seulement en août. Parce que nous étions en train de faire des négociations en vue de corriger ce déséquilibre qui a été consacré par la loi, à partir des 17 membres que vous avez noté dans plusieurs déclarations où nous notions ce déséquilibre. Nous étions donc de bonne foi, c’est la raison pour laquelle nous sommes rentrés à la CEI. Malheureusement nous constatons que des engagements qui ont été pris ne sont pas respectés et que nous sommes en train de nous acheminer vers une procédure qui va encore empirer le processus. Pour ne pas être complice de cette situation nous avons décidé de suspendre notre participation à ces travaux de la CEI  en espérant que les uns et les autres pourront respecter la parole donnée, » a déclaré Ganin N’Goran.

« On a démarré les travaux par une crise. C’est dommage que les commissaires n’aient pas fait l’effort de chercher un consensus que de privilégier le vote mécanique, » a pour sa part expliqué Anaky Jacob.

Enfin l’homme de Dieu a dénoncé la division au sein des membres de la Commission électorale indépendante. « L’église catholique aurait souhaité que tous les enfants de ce pays puissent se retrouver s’ entendre pour aller de l’avant. Dans la mesure où certains se sont retirés il est bon que nous souhaitons que tous se retrouvent autour d’une même table et qu’on puisse s’entendre pour aller de l’avant, » a martelé l’abbé Boni Boni.

Avec Koaci

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