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Côte-d’Ivoire: Pourquoi Ouattara doit craindre un prochain soulèvement militaire

grogne des frci et nego

L’essentiel du contenu de cet article est tiré d’une analyse faite par l’agence Reuters en Anglais, publiée le 30 novembre 2014. «Ivory Coast army protests sow fears of return to unrest” [par Joe Bavier, additional reporting by Ange Aboa; editing by Daniel Flynn]

Par Sylvie Kouamé avec G.D.A. | Connectionivoirienne.net 2 décembre 2014

Côte d’Ivoire- C’est qui le prochain ?
Alors que le gouvernement estime les demandes des mutins à environ 20 milliards de francs CFA (38 millions de dollars), des diplomates mettent ce chiffre en doute et parlent d’environ 75 millions de dollars, soit le double 40 milliards.

La plupart des observateurs et analystes estiment que la position de faiblesse de Ouattara ne lui laisse autre choix que de payer. La plus grande inquiétude, disent-ils, est ce qui pourrait suivre, puisque de nombreux autres anciens rebelles ont leurs propres exigences et agendas.

«Depuis la mutinerie, l’ambiance dans le camp a changé », a déclaré un soldat impliqué dans les protestations à Reuters. «Nous sommes divisés en groupes. Certains sont avec les chefs, certains sont avec nous. Nous parlons entre nous. Nous ne sommes plus unis »

Cependant, ils répondent toujours à leurs puissants commandants rebelles, appelés «comzones», qui occupent maintenant des postes de haut niveau au sein de l’armée et ont leurs propres loyautés variables à Ouattara, au CEMA Bakayoko [ex rebelle lui aussi] ou envers l’ancien chef rebelle, devenu président du parlement, Soro Guillaume.

« Le problème est que vous avez beaucoup, beaucoup trop de chaînes de commandement au sein de l’armée et personne pour les contrôler du côté des responsables civils. » a déclaré Depagne [International Crisis Group]

Vagondo Diomandé (General) Chef d’État-major particulier du Président
Vagondo Diomandé (General) Chef d’État-major particulier du Président
Les critiques affirment que le programme de désarmement a ignoré des milliers de combattants qui n’ont jamais été officiellement enregistrés par les Forces nouvelles, mais qui restent en armes. Ce groupe, aux côtés des ex-combattants démobilisés, constitue une partie importante des récents manifestants.

Mais leurs demandes, qui vont des appels pour l’intégration dans l’armée au paiement des primes importantes pour avoir combattu Gbagbo, n’ont pas été abordées durant les récents pourparlers. Ces combattants sont accusés d’être responsables de la montée en puissance des attaques armées sur les routes ou encore pour les crimes violents commis dans certaines parties de la capitale économique Abidjan.

« Ils sont les éléments les plus dangereux parce qu’ils sont armés, ils sont bien organisés et ils ont une structure de commandement», affirme un diplomate occidental.

Pour assurer la stabilité à court terme, Ouattara, qui cherche sa réélection l’année prochaine, doit respecter les promesses qu’il a faites aux soldats frondeurs. Les dommages à long terme causés par la brève insurrection seront plus difficiles à réparer.

« Qui va sortir dégainer la prochaine fois? » se demande le diplomate. «Ils ont ouvert la boîte de Pandore. Tout le monde à un grief. Tout le monde pense avoir sa dette »

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