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Côte d’Ivoire: Pourquoi Ouattara ferme le siège du FPI?

 

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Peu après l’attaque du siège provisoire du FPI survenue, dans la matinée du lundi 1er septembre 2014, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Hamed Bakayoko, a, au nom du Gouvernement ivoirien, condamné cet acte ignoble perpétré par des individus non encore identifiés. Cela, à travers un communiqué. «Le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, condamne fermement cet acte. Il rappelle l’obligation pour tous les citoyens de respecter strictement les locaux, les biens et les activités des partis politiques ainsi que l’intégrité physique de leurs militants, de leurs animateurs et de leurs dirigeants. Une enquête sera ouverte par les services de sécurité qui mettront tout en oeuvre pour que les auteurs de ces attaques soient recherchés et retrouvés afin qu’ils subissent la rigueur de la loi», a indiqué le sécurocrate du gouvernement. Eh bien, les autorités ivoiriennes n’ont pas attendu longtemps, pour passer à l’acte.
Dans le cadre de l’ouverture de cette enquête, apprend-on, depuis (..) mercredi 3 septembre 2014, le siège du FPI est interdit d’accès aux militants du FPI, «jusqu’à nouvel ordre». C’est pourquoi, (…), après le passage de la première responsable de l’Onuci, les membres de la direction qui l’ont accompagné ont été priés de sortir. La police a donc assigné le Qg pour quelques jours, dit-on.

Le plan de l’anéantissement du FPI en marche

Le souhait de toute victime est de connaitre son ou ses bourreaux. C’est pourquoi, l’ouverture de l’enquête pour que «les auteurs de ces attaques soient recherchés et retrouvés afin qu’ils subissent la rigueur de la loi», est plus que salutaire. Mais ce qui parait suspect aux yeux de certains observateurs de la scène politique nationale, c’est la rapidité avec laquelle le régime a réagi face à cette affaire. Au point de s’interroger sur l’opportunité de la mesure de fermeture du siège. Qui est pour le moment, le seul endroit de la tenue des rencontres du parti. Pour eux donc, cette surprenante meure n’est rien d’autres que l’aboutissement du plan de l’anéantissement du FPI. «Après la libération, sous la pression des dirigeants du FPI et à défaut de pouvoir obtenir définitivement leur silence afin de ne pas être gêné dans sa gouvernance, le régime Ouattara espère anéantir le FPI avec la fermeture de son siège…», soutient un observateur.
«Comme des membres de la direction du FPI s’opposent à l’entrée de leur parti au sein de la CEI, contrairement au président Affi, les autorités du pays pourraient, à la suite de cette enquête, mettre hors d’état de nuire ceux des dirigeants qui s’y opposent. Pour permettre à ceux qui veulent travailler avec elles, de ne pas être gênés dans leur démarche…», estime un autre. Pour ce dernier, le communiqué précipité du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité obéit à cette logique.
«Sinon, pourquoi le régime n’a jamais ordonné la moindre enquête après les différentes attaques dont le FPI a été l’objet depuis la chute de Laurent Gbagbo ?», interroge notre interlocuteur. En tout cas, tout porte à croire que le régime prépare un grand coup contre le FPI.

Ferdinand Bailly

ivoirebusiness

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