10232017Headline:

Côte d’Ivoire-Présidentielle 2020: Chacun des partis politique à la recherche d’un candidat “heros”, Decriptage

En prélude aux prochaines joutes électorales, séminaires et congrès aux allures de primaires meublent l’actualité des officines politiques en quête du meilleur cheval.

Grosse incertitude dans l’ensemble. Les grandes formations politiques ivoiriennes (FPI, PDCI et RDR) sont à la croisée des chemins. La relève n’a pas été assurée de parts et d’autres au crépuscule des carrières politiques de Bédié, Gbagbo et Ouattara. Tout porte à croire que le pouvoir d’Etat ne se transmet point et qu’il se conquiert.

Aucune relève assurée au FPI, PDCI et RDR

Au parti de Gbagbo, le dédale de la guerre fratricide entre Affi et Sangaré est loin de connaitre une issue. Les deux FPI n’ont jusque-là pas enterré la hache de guerre. Pis, ils ont fait le lit de Ouattara lui conférant deux mandats sans partage. Le retour de Gbagbo, plus que jamais sur toutes les lèvres, ne pourra reconstruire le parti en lambeaux avant une quelconque reconquête du pouvoir d’Etat. La carte Blé Goudé a toutes ses chances pourvu qu’il recouvre maintenant la liberté aux fins de renouer avec les réalités socioexistencielles.

Chez le roi Bédié, président à vie du PDCI, l’on passe difficilement de la royauté à la démocratie. Les décisions de congrès étant foulées aux pieds par la seule volonté du Bouddha de Daoukro. Passé le saugrenu et émotionnel appel de Daoukro, le parti revient à la raison pour apprendre à conquérir le pouvoir d’Etat et non à l’hériter. Les séminaires se poursuivent. Mais il ne faut pas être clerc pour comprendre que personne ne fait l’unanimité au point de fédérer les militants autour de sa candidature.

Même décor au RDR, où l’épée de Damoclès plane sur la tête du parti au pouvoir. L’après Ouattara rime avec une descente aux enfers du parti de Djéni Kobéna. Les promesses fallacieuses du Président sont présentes dans les esprits. Point n’est besoin de sanctionner le probable candidat du RDR dans les urnes d’autant que personne dans cette formation politique n’a une représentativité nationale si ce n’est Guillaume Soro, le mal aimé, celui à qui le parti refuse la reconnaissance pour le don de soi en vue de l’accession de Ouattara au pouvoir d’Etat.

L’ogre Soro fin prêt

S’il y a bien un candidat qui fait exception à cette improvisation, c’est bel et bien l’actuel président de l’Assemblée nationale Guillaume Soro. Le reproche d’hier fait office davantage. Celui que Jeune Afrique a accusé d’être trop pressé d’être en 2020 est le seul à avoir ménagé sa monture car voulant aller loin. Le projet politique calibré dans sa moindre mesure, il dispose des moyens humains, financiers, médiatiques pour briser le plafond de verre après la Primature et l’Assemblée nationale. Ses hommes sont d’ores et déjà en campagne. Les députés Soro Kanigui et Célestine Trazéré, respectivement de Sirasso et de Boguédia-Issia-Tapéguia font campagne au grand jour. Seule une circonstance de dernière heure pourrait remettre en cause cette évidence irréversible.

Les indépendants en embuscade

Fort de leur exploit retentissant réalisé lors de la législative du 18 décembre 2016, les députés indépendants pourraient s’aligner derrière une candidature unique. Celle de Yasmina Ouégnin, député de Cocody pour laquelle les Ivoiriens sont prêts à réaliser le holdup électoral. Il n’empêche que l’expérience et la maturité politique de Guillaume Soro font de lui le favori de ces joutes électorales. Toutefois cela reste à être prouvé dans les urnes.

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