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Côte d’Ivoire/ Présidentielle de 2020 : l’UDCI demande le report des élections. Les raisons

L’Union de la Diaspora pour la Côte d’ivoire (UDCI) plateforme qui regroupe différents partis politiques ivoiriens en France a organisé ce mardi 12 Novembre une conférence de Presse à Paris sur le thème : »la passerelle démocratique comme solution avant 2020″. Les principaux animateurs souhaitent le report de l’élection présidentielle de 2020 et si possible une transition. Résumé.

Il y a péril dans la patrie d’Houphouët Boigny selon les représentants du PDCI, FPI de Gbagbo, du Cojep, du MSD regroupés au sein de l’UDCI.

Ainsi ,Noel Akossi Bendjo, Claude Koudou , Nassa Hilaire, Roger Tagnon et leurs autres camarades de l’UDCI ont dépeint un tableau très sombre de la situation socio politique actuelle en Côte d’ivoire qui les poussent à tirer la sonnette d’alarme et exiger la non tenue de l’élection présidentielle de 2020.

Dans sa déclaration introductive, M. Akossi Bendjo a estimé que la démarche de l’UDCI part d’une analyse : « celle de l’extrême fragilité de la paix civile aujourd’hui en Côte d’ivoire. Nous sommes une fois encore dans l’un de ces moments graves de notre histoire, confrontés à des vents hostiles qui menacent de déferler sur un pays hautement inflammable avec un régime qui attise les braises. Nous, notre objectif est d’éviter à la Côte d’ivoire un embrasement. » Fin de citation.

L’ancien maire du Plateau n’a pas hésité à allumer une autre mèche verbale contre le président Ouattara et le RHDP. Pour lui, « le RHDP a réussi à fédérer tout le monde contre lui avec un échec absolu au niveau de la réconciliation » C’est pourquoi, selon lui « nous ne pouvons pas faire semblant. Nous ne pouvons pas laisser croire aux ivoiriens et à l’opinion publique internationale qui serait spectatrice de notre malheur, que l’élection présidentielle peut se tenir en Octobre 2020 si certains prérequis ne sont pas remplis en amont. »

Pour M.Claude Koudou, il y a une absence de consensus électoral qui ne favorise pas des élections apaisées en Côte d’ivoire et penser aller à une élection sans un consensus électoral est une imposture. D’où l’exigence par l’UDCI, d’une nouvelle CEI de consensus, une révision du code électoral et un nouveau découpage électoral.

C’est pourquoi, l’UDCI dans son ensemble recommande une passerelle démocratique comme solution de sagesse. La passerelle démocratique selon ces promoteurs donnerait le temps du dialogue politique afin d’obtenir un consensus sur les points de la réconciliation nationale, le consensus électoral et un nouveau contrat social.

Comme s’ils marchaient sur des œufs, les promoteurs de la passerelle démocratique » dans une langue de bois assumée parlent « d’une pause » mais n’évoquent pas clairement l’idée d’une insurrection au regard de ce qu’ils proposent. Bien curieusement, ils ont parlé de « transition ». (sic) C’est pourquoi plusieurs questions nous viennent à l’esprit et méritent d’être posées. Comment peut on croire que les voies du dialogue ont elles été épuisées pour des Houphouetistes et autres adeptes du « asseyons nous et discutons »? Les modèles burkinabè, algérien, bolivien et autres sont ils applicables en Côte d’ivoire?

Ovajab

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