10162018Headline:

Côte-d’Ivoire Procès Gbagbo-Blé Goudé: Hubert Oulaye et Douaty cités à la reprise comme témoins à charges de BEnsouda

 

Côte-d’Ivoire Procès Gbagbo-Blé Goudé: Hubert Oulaye et Douaty cités à la reprise, encore 28 témoins à charges

Le procès de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé a repris lundi 28 août 2017 à la cour pénale internationale (CPI) après un peu plus de 5 semaines d’interruption pour cause de vacances judiciaires d’été 2017.

Entamée depuis le 28 janvier 2016 date de l’ouverture du procès, la présentation des moyens de l’accusation se poursuit avec la suite des témoignages. Ils sont entre 117 et 138 à se prêter au jeu pour le compte de l’accusation. Pour cette semaine, ils seront deux à la barre face aux juges, au bureau du procureur mais aussi à l’équipe de la défense et des représentants légaux des victimes : P500 et P316.

L’audience de reprise qui s’est tenue de 9h30 à 16h (heure locale) a débuté avec le témoin P500. Un ex aide-maçon né le 17 mai 1975 à Adjamé (Abidjan), qui a expliqué avoir été recruté depuis Abidjan par un certain Jessy sur commande des cadres de l’ouest afin d’aller défendre les familles de ces derniers à Guiglo. « Jessy nous a remis 10.000fcfa chacun et 5000fcfa pour notre transport. Nous étions 27 personnes » déclare-t-il , en citant les noms des ministres Hubert Oulaï et Alphonse Douaty, proches de Laurent Gbagbo.

Ils seront au plus 28 témoins à comparaitre avant la fin de la présentation des moyens de preuves du bureau du procureur fixée vers de début du mois de décembre, en tout cas avant les vacances judiciaires d’Hiver.

Au démarrage de l’audience du lundi , le juge président a fait plusieurs recommandations. Il a demandé aux représentants légaux des victimes et à l’équipe de la défense de déposer au plus tard le 29 septembre 2017 leurs écritures relatives à la poursuite de la procédure. Les représentants des victimes doivent en outre, indiquer s’ils ont l’intention de faire une requête en présentation de preuves et d’éléments de preuves et préciser une estimation de la durée de la présentation de leurs preuves.

Il a été aussi demandé à l’équipe de Me Altit d’indiquer le nombre approximatif de témoins qu’elle entend faire comparaitre et d’indiquer si oui ou non, ils solliciteront une suspension de la procédure avant d’entamer la présentation de leurs moyens (qui pourrait intervenir courant mars-avril 2018) .

« Si c’est le cas, nous souhaiterions connaître la durée de ladite suspension » a dit, le juge président, Cuno Tarfusser.

Enfin ce dernier a annoncé une suspension des audiences du 16 au 20 octobre pour des raisons personnelles . « J’ai des engagements au plan national. C’est ma faute mais je n’y peux rien » s’est-il défendu.

L’audience du jour avait commencé avec la poursuite de la procédure, sans qu’il ne soit fait cas du dernier désaccord intervenu entre la chambre d’appel et la chambre de première instance sur la question de savoir si Laurent Gbagbo devrait être maintenu en détention ou mis en liberté, avec ou sans condition.

Philippe Kouhon

Afrikipresse

Comments

comments

What Next?

Recent Articles

Leave a Reply

Submit Comment