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Côte-d’Ivoire: Promotion dans l’Armée /Lobognon fait des graves révèlations sur le ‘’pacte’’ entre Soro et Chérif Ousmane

Vendredi soir, Alain Lobognon publie sur twiter une photo de soldats des Fafn avec Chérif Ousmane en tête de file. Le député de Fresco, cadre de la branche civile des ex-Forces nouvelles (rébellion armée de 2002) promet d’expliquer plus tard l’histoire de cette photo. Ce qu’il a fait à son réveil ce samedi matin, entre 7h et 9h, à travers 38 tweets.  « Parlons de cette photo captée à l’Ouest de la Côte d’Ivoire en mai 2003 (si ma mémoire ne me trahit pas sur la datation exacte », a-t-il invité.

Le but de cette initiative

Cette action, l’ex-ministre explique l’avoir entreprise pour expliquer à l’opinion que le Lieutenant-colonel Chérif Ousmane «mérite» sa promotion en tant commandant des commandos parachutistes de Côte d’Ivoire. Alors se met-il à raconter comment le soldat s’est forgé sur le terrain et comment il a gagné la confiance de Guillaume Soro qui fut le Secrétaire général des Forces nouvelles.

Tout commence en 2003

« Quand la crise de 2002 éclate, tous les regards sont tournés vers Bouaké d’où sont attendues les grandes décisions. Pourtant l’Ouest est secoué par des violences extrêmes impliquant des hommes inconnus des bataillons du MPCI. En ces temps-là, les acteurs politiques pour un accord politique, après à Lomé, se sont déportés en France. Le drame s’est accentué ici. Accord signé. Alors que s’agitent les uns et les autres pour intégrer le gouvernement.  Soro K. Guillaume, lui n’a qu’un seul souci : l’Ouest », raconte Alain Lobognon.

L’ex-ministre des sports va continuer son récit en montrant comment de façon volontaire Chérif Ousmane a accepté de relever un défi lancé par Soro.

Soro Lance un défi aux chefs rebelles

« Nous sommes début février 2003. Ça défile à Bouaké. De jolis CV en main. Happant Soro K. Guillaume pour parler de leur avenir. À Abidjan, ça défile pour empêcher la mise en place du gouvernement de réconciliation nationale. Pauvre Seydou Diarra. Gros sacrilège pour les durs. Des rebelles à la Défense et à la Sécurité. Jamais! Soro K. Guillaume ne rêve que de l’Ouest. S’y rendre. Un soir, le voilà en route pour Man. En treillis. La capitale de l’Ouest. Sa garde rapprochée l’accompagne. N’est-ce pas trop risqué? Dans sa randonnée occidentale, il essuie sa première tentative d’assassinat. On saura plus tard qui étaient les donneurs d’ordre. Le SG Soro K. Guillaume n’abandonne pas. Il revient sur Bouaké avec beaucoup de notes et un projet en tête. Repartir dans l’Ouest. »

C’est alors que Chérif Ousmane va se faire distinguer en acceptant de relever le défi, à en croire le député réélu de Fresco.

Chérif Ousmane prend le défi

« Sont convoqués au QG de Bouaké, tous ceux que l’on appelait les CO, les Commandants des Opérations. Qui accepte de libérer l’Ouest? Seul Chérif Ousmane se montre volontaire, lui qui malgré la blessure au bras, n’a pas cessé de garder la forme, loin du centre-ville. Feuille de route en deux lignes. ‘’Chasser les Libériens de l’Ouest. Sécuriser tout l’Ouest’’. Discipliné, il se fend d’un “Allah Diana!” L’accompagnent, des jeunes qui font équipe avec lui depuis octobre 2002. Loss, Koné Gnangban, Souley pour libérer et sécuriser l’Ouest », explique Alain Lobognon.

Le départ pour la bataille de l’ouest

« Chérif et son commando après les entraînements à la base aérienne de Bouaké, qui dispose du matériel, font leurs “adieux” à Bouaké. Tous ceux qui revenaient de Man étaient sûrs que Chérif Ousmane et ses amis, reviendraient dans des cercueils. Très sûr de son commando, Soro K. Guillaume regagne enfin son poste de Ministre d’Etat, Ministre de la Communication à Abidjan. Nous sommes en avril 2003. Les hostilités ont démarré. Stationnés à Danané, Cherif Ousmane et ses hommes sont pilonnés », poursuit l’auteur.

Bien qu’il n’ait pas été sur le terrain, Lobognon a pu rapporter le déroulement des combats qui ont opposé la troupe à Chérif et les envahisseurs de l’Ouest.

La victoire des Fafn sur l’ennemi

« L’ennemi est vite identifié. Ce sont des Libériens et des Sierra-Léonais. Des chiens de guerre, arrivés en Côte d’Ivoire sans invitation. Ils s’étaient installés à Man et à Danané. Ils y faisaient la loi. Leur loi. C’est ce qu’avait vu Soro K. Guillaume. Chasser les chiens de guerre de la zone contrôlée par le Mjp et le Mpigo permettait au MPCI de contrôler l’Ouest. À Bouaké, les populations s’inquiètent des informations données par Virginie Gomez de RFI. La radio locale Ivoir’FM rentre en scène. Au téléphone, Chérif Ousmane rassure. “Allah Diana!”. Les bombardements se poursuivent jusqu’au matin. Désormais, c’est des AK47. Chérif Ousmane et ses hommes passent à l’offensive. Détruisent l’ennemi et prennent en chasse ce qui lui reste d’hommes. En pleine guerre, faut-il dire que le Guépard et ses hommes ont passé la frontière? Absolument pas. On choisit de parler de Gbinta. Ils ont pourtant passé la frontière pour stopper dans leur fuite Sam Bockarie et ses hommes, pourtant recherchés par la CIA. À qui la prime pour la capture de Sam Bockarie? Nos amis ne sont pas des mercenaires. Ils avaient une mission. Libérer et sécuriser », relate-il ainsi la bravoure et l’héroïsme du nouveau commandant des commandos parachutistes de Côte d’Ivoire.

« C’est au cours d’une des missions de sécurisation de l’Ouest que cette photo a été prise entre la Côte d’Ivoire et le Liberia », précise Alain Lobognon.

Chérif  « mérite » sa promotion

Pour lui donc, Chérif Ousmane a le mérite de recevoir cette nomination, cette promotion. « Une fois assuré du travail accompli, Chérif Ousmane laissa à Man, son frère Losseni Fofana dit Loss, patron de l’Ouest jusqu’à ce jour. Chérif Ousmane et une partie de son commando furent accueillis en héros, à leur retour à Bouaké. On soutient toujours les braves. Chérif Ousmane n’a pas été promu Lieutenant-colonel par fantaisie. Lui et ses amis, ont chacun acquis ces grades sur le terrain. Chérif Ousmane n’a pas été promu Commandant des commandos parachutistes de Côte d’Ivoire par hasard. Il a mérité cette promotion », explique Lobognon qui étaye le parcours de Chérif par des propos de Soro. « Il n’a jamais eu tort Soro K. Guillaume quand il disait très souvent “c’est le terrain qui fait le chef.” »

Puis Alain Lobognon de conclure en déclarant : « J’ai tenu à faire cette contribution afin que nul n’en ignore sur la montée fulgurante et méritée de Chérif Ousmane ».

Auteur: César DJEDJE MEL

ivoirematin

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