01222017Headline:

Côte d’Ivoire: Putsch au Burkina, Comment un conseiller de Guillaume Soro atteste de l’authenticité des écoutes

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Délibéré ou accidentel, évoquant une violation des libertés individuelles, un conseiller de Guillaume Soro Search Guillaume Soro a clairement attesté lundi de l’authenticité du document sonore entre ce dernier et Djibril Bassolé Search Djibril Bassolé diffusé jeudi dernier par KOACI tout en accusant les services secrets burkinabé d’être à l’origine de la fuite aux médias.

“On a beau haïr Guillaume Soro, ce serait abomination que de sacrifier les libertés de tous les citoyens de Côte d’Ivoire et du Burkina, voire de tous les citoyens africains, comme on a manifestement violé la sienne et celle du Général Bassolé.” relève t’on d’une déclaration du dénommé Franklin Nyamsi qui met clairement en lumière une violation de liberté dont les deux cités ont été victime et non un “montage” technique comme jusque là avancé comme argument par l’entourage de l’ancien premier ministre ivoirien.

Plus édifiant encore, pris dans son élan, en verve, le conseiller camerounais du président de l’Assemblée nationale qui qualifie d'” anti-Soro” les écoutes, va jusqu’à donner des conseils pour ne plus de faire prendre.

“L’affaire des écoutes téléphoniques anti-Soro met les Etats de toute l’Afrique en demeure de verrouiller les failles qui permettent ou facilitent de telles dérives.” poursuit le camerounais qui préconise alors “deux réformes urgentes” qui, selon lui, s’imposent “dès lors dans leurs systèmes”.

“Identifier les points et failles matérielles comme humaines, du système de sécurisation des télécommunications nationales et internationales” et “sécuriser davantage l’intimité et la confidentialité des conversations privées des plus hautes autorités de l’Etat, dont la violation sans aucun doute, constitue un acte de déstabilisation évidente des institutions républicaines”, tels sont les deux conseils relevés après la diffusion d’une conversation privée entre Soro et Bassolé.

Enfin, celui qui signe la déclaration “Les écoutes téléphoniques anti-Soro : analyse à froid d’une énième tentative d’assassinat politique” pointe les services secret burkinabé qu’il accuse d’être à l’origine de la fuite à la presse.

“Ce sont les Services Secrets Burkinabé qui ont divulgué les conversations privées d’un citoyen burkinabé (Djibril Bassolé, ndlr) et d’un citoyen ivoirien (Guillaume Soro, ndlr), ouvrant ainsi ostentatoirement leurs coffres-forts à la curiosité de toutes sortes d’aventuriers, ne s’ensuit-il pas qu’il n’y a plus de services secrets au Burkina Faso ?” s’interroge t’il en conclusion de sa déclaration.

Le document sonore de 16 minutes transmis à certains médias dont KOACI mercredi soir dernier révélait la conversation supposée entre Guillaume Soro Search Guillaume Soro et le ministre de Compaoré, incarcéré depuis la fin du coup d’Etat pour “organisation de résistance”, au moment du blocus de l’armée devant le camp du Rsp putschiste au Burkina, soit peu avant le point final du coup d’Etat.

Elle mettait notamment en lumière une planification d’un coup de force militaire sur le territoire burkinabé visant à en terminer avec la transition et réinstaller le pouvoir déchu par le peuple, de Compaoré.

Guillaume Soro dont la résidence de Ouagadougou avait été perquisitionnée en octobre dernier, aurait donc, à en croire son conseiller, tout simplement été victime d’une violation de ses libertés et non d’un montage.

Amy Touré, Abidjan

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