03262017Headline:

Cote d’Ivoire-Radio Television Ivoirienne: Un media de divertissement

rti

Alors que l’institution à essuyer il a peu de virulentes critiques pour ne pas avoir assurer de couverture lors de l’attaque terroriste de Grand Bassam, Ahmadou Bakayoko, l’actuel Directeur Général de la RTI   compte miser « surtout sur le divertissement » dans les programmes.
Le technocrate de 39ans arrivé depuis Août 2012 à la tête de la Radiodiffusion Télévision Ivoirienne (RTI) estime qu’une « émission telle que “Babi Dance Battle” a eu énormément de succès ». Pour lui il s’agit de montrer « la richesse du pays » au plan culturel.
Mais dans le fond les attentes exprimées par le public à travers la toile et dans les salons sont plus profondes.
Le triptyque informer-éduquer-distraire revient comme la préoccupation majeure dans l’ordre hiérarchique tel que précité. Ainsi, pour la plupart des internautes, l’unique télévision nationale doit d’abord les informés, ensuite participer à l’éducation de la jeunesse avant toute distraction.
Plusieurs sondages démontrent que les populations souhaitent des émissions d’enquêtes et d’investigations.
La promotion de la culture traditionnelle et l’encadrement à l’égard des phénomènes urbains qui émergent sont autant d’espoir que les familles nourrissent de sorte que ce média audiovisuel contribue à rectifier ou à solidifier l’éducation des enfants.
Cela dit, dans la forme, la qualité visuelle et la beauté des décors trouvent une nette appréciation chez les amoureux de la télé. L’émission « C’midi » à même conquis la plume d’un auteur qui lui a consacré un livre entier.
Le retour de l’émission de variété « Tempo » promet un succès et en rajoute au volet divertissement.
Par ailleurs les défis dans la diffusion de l’information restent patents. La RTI est stigmatisée comme un média faisant principalement la promotion des réunions institutionnelles.
La diffusion à l’internationale est une priorité de la Direction de la RTI, la couverture locale ne peux en demeurer moins une urgence en principe.
Des zones comme Toulepleu dans l’Ouest du pays captent encore difficilement le canal de la télévision nationale.
Devant le désarroi, les populations écœurées réclament le remboursement de la redevance perçue bimestriellement à hauteur 2000f par ménage ou prient tous les Dieux afin qu’adviennent la libéralisation de l’audiovisuel prévu pour ce mois de Mai 2016.
Après le black-out sur Grand Bassam, où les téléspectateurs rappelons-le, ont eu droit à un match de football pendant les tueries sur ces célèbres plages nationales et internationales.
Au final c’est uniquement le Directeur de l’information, Lanciné Koné qui a payé les frais de ce couac.
Aussi, après l’ouverture de l’espace audiovisuel une chute d’audience est-elle à craindre pour ce mythique média national.
Saxum Willy, Abidjan
Koaci

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