08182017Headline:

Côte d’Ivoire: Réconciliation, après les sorties de Soro et de Damana Pickass, un leader de parti dit ses verités

De retour d’Europe jeudi dernier Guillaume Soro a annoncé qu’il ira à la Haye afin de rencontrer Laurent Gbagbo pour lui demander pardon. Une démarche à mettre sur le compte de réconciliation qu’il prône depuis le 03 avril dernier.

La première réaction officielle à sa déclaration a été celle de  Damana Pickass depuis son lieu d’exil.

Pour l’ex président des jeunes du Front Populaire Ivoirien (JFPI), aucune réconciliation   ne serait possible en Côte d’Ivoire sans la France. Il a également ajouté que l’actuel président de l’Assemblée nationale, n’était pas l’homme approprié pour parler de cette question.

Dans une note parvenue à KOACI.  Didier Brou fondateur du Front National Démocratique et Réformiste (FNDR) fait les observations suivantes à ses deux sorties.

Le FNDR, estime que « Soro Guillaume est dans une posture de séduction des partisans de L’ex-président Laurent Gbagbo à qui il veut aller demander pardon dans sa cellule de la prison à La Haye. Alors que les « prisonniers politiques », dont une dizaine sont morts du fait des conditions inhumaines de détention depuis 7 ans, et qui sont tout prêt de lui en Côte d’Ivoire, n’ont jamais reçu une seule visite de sa part, encore moins un signe de compassion pour eux et leurs familles respectives. »

« La  réconciliation nationale doit se faire avec tous les ivoiriens et non avec les leaders politiques exclusivement. Une telle démarche nous parait dilatoire et tendancieuse. D’ailleurs, l’expérience montre qu’elle est inefficace après le forum de la  réconciliation nationale de 2001 et la flamme de la paix à Bouaké en 2007. Au FNDR, nous disons que si Soro veut prouver sa bonne foi, qu’il appelle à la libération du Président Laurent Gbagbo, et qu’il pose des actions concrètes pour libération des prisonniers politiques et le retour des exilés. L’adoption de la loi d’amnistie proposée par un groupe de parlementaires devrait être sa priorité avant de vouloir s’attirer la sympathie de quelques potentiels électeurs de 2020 », indique le document.

En ce qui concerne la présence de la France à la table de la  réconciliation qu’exige Damana Pickass, le  FNDR estime que l  réconciliation est une affaire entre les Ivoiriens.

« Ce sont les Ivoiriens qui ont besoin de se réconcilier entre eux, de recoller le tissu social déchiré par la crise. La France, même si elle a été « une partie belligérante », ne devrait pas influencer d’une manière ou d’autre le processus de  réconciliation nationale. C’est après s’être réconcilié, que tout le peuple ivoirien uni, pourra combattre l’ingérence de la France dans les affaires intérieures de la Côte d’Ivoire », a affirme-t-il.

Enfin le  FNDR demande au président de l’Assemblée Nationale,Guillaume Soro   d’user des pouvoirs qui sont les siens pour poser des actes concrets favorables à laréconciliation   nationale véritable.

« Le FNDR, fidèle à ses idéaux de paix et de démocratie, exhorte les Ivoiriens à disposer leurs cœurs au Pardon et à la Réconciliation tout en restant vigilants devant les discours des personnes qui travaillent pour leurs intérêts politiques personnels », conclu-t-il .

Donatien Kautcha, Abidjan

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