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Côte d’Ivoire/ Reforme de la CEI : ce que le Front populaire ivoirien (Fpi) a obtenu au sortir des négociations

Dans cette interview exclusive, le président du Front populaire ivoirien, Pascal Affi N’Guessan donne les raisons de la poursuite des négociations avec le gouvernement. Il fait le point des acquis en dénonçant le comportement de certaines personnalités de l’opposition ivoirienne. Enfin, M. Affi aborde une nouvelle fois la crise interne au parti non sans faire cas de ses relations avec son fondateur.

M. le président, vous avez eu il y a de cela quelques jours une rencontre avec le ministre d’État, ministre de la Défense, Hamed Bakayoko. Cette rencontre a porté sur la nouvelle Commissionélectorale indépendante (Cei). Comment cette rencontre a été organisée ?

La rencontre s’inscrit dans la suite des négociations engagées depuis 2019 et qui ont été contrariées par le vote de la loi proposée par le gouvernement sans le consentement, sans le consensus, qui présidait les négociations. Ce qui nous a amené à prendre des positions pour marquer notre objection et dire que nous ne nous sentons pas concernés par cette loi. Après ces prises de position, le gouvernement nous a écrit parce que nous étions ouverts aux négociations. Alors, nous avons eu une première rencontre le mardi 27 août 2019. Au cours de cette rencontre, nous avons posé nos problèmes, à savoir qu’il faut que la loi change et suggéré que ce changement se fasse par voie d’une ordonnance du chef de l’État. Le gouvernement nous a retorqué que cela ne sera pas possible avec les arguments juridiques et institutionnels. Le gouvernement a expliqué que la loi venait d’être votée par les deux chambres du Parlement après un débat. C’est le Parlement qui dispose du pouvoir de légiférer et que ce serait mal vu que le président de la République, d’autorité, remette en cause cette décision parlementaire. En contrepartie, le gouvernement a dit que ce qui peut être examiné, c’est comment améliorer la représentativité de l’opposition.

Justement qu’est-ce que le Front populaire ivoirien (Fpi) a obtenu au sortir des négociations ?

Nous avons obtenu que le président de la Commission soit désignée de façon consensuelle parmi les personnalités non marquées politiquement, de préférence dans la société civile. Nous avons convenu également que l’opposition ait la première vice-présidence de la Commission électorale indépendante (Cei). A partir de ces deux acquis, les négociations pourraient donc se poursuivre sur les conditions générales des élections, notamment sur le code électoral.

Alors qu’est-ce qui peut changer au niveau du code électoral ?

Plusieurs choses peuvent changer au niveau du code électoral, notamment la question de l’enrôlement sur les listes électorales, les pièces administratives. Comment faire pour que l’enrôlement soit facile et libre pour tous les électeurs, notamment les jeunes, et aussi la question de la transhumance. La transhumance est un phénomène qui est décrié par toute la classe politique. Il faut que dans le prochain code électoral, cette question soit résolue. La question du financement des campagnes présidentielles, le financement exceptionnel des partis politiques dans ce contexte de crise postélectorale, la question de la restitution des frais de campagne pour les candidats aux présidentielles ont été également abordées. La loi fixe le seuil à 10 %. Ceux qui ont au moins 10 % peuvent être remboursés. Nous souhaitons que ce seuil soit ramené à 5 %. Nous demandons même que le budget de campagne soit plafonné et qu’un organe soit mis en place pour le contrôler comme cela se fait dans les grandes démocraties de manière à ce que ce ne soit pas l’argent qui détermine l’issue du vote. Il y a aussi la question du contentieux électoral. Nous savons que le Conseil constitutionnel a été au centre des problèmes que nous avons connus en 2010-2011. Alors, comment nous faisons pour que ces problèmes ne se reproduisent plus ? Nous avons la question de la sécurisation des élections. Le découpage électoral est également une question très importante puisque nous avons dénoncé, en plusieurs occasions, le fait que les Ivoiriens n’étaient pas égaux devant les suffrages. Il y a des circonscriptions de 10.000 habitants qui ont un député alors qu’en face, il y en a de 100 à 150.000 pour un député. Ce sont des situations qu’il faut corriger pour qu’il y ait un équilibre. Il faut modifier le mode de scrutin parce que le mode de scrutin majoritaire à un tour n’est pas suffisamment juste puisqu’il avantage exagérément ceux qui gagnent les élections même parfois avec des majorités relatives. Si c’est une circonscription de 9 sièges avec une multitude de candidatures, celui qui a 30 ou 40% et qui arrive en tête engrange les 9 sièges alors qu’il n’est même pas majoritaire. Il faut donc trouver un mécanisme de la proportionnelle pour que les autres courants d’opinions présents dans cette circonscription soient représentés à l’Assemblée. Il y a également la question de la compétence liée. On a observé que parfois les décisions du Conseil constitutionnel sont remises en cause de façon unilatérale par le gouvernement lorsqu’il s’agit de prendre un décret pour rendre cette décision juridiquement opposable aux citoyens. Nous disons qu’il faut remettre cela en cause et prendre les dispositions pour lier le gouvernement aux décisions de la Commission électorale indépendante. Voilà un ensemble de questions qui sont aussi importantes que elle de la Commission électorale indépendante que nous avons convenu de discuter à partir de la semaine prochaine.

Vous avez laissé entendre au sortir de votre rencontre que l’opposition que vous représentez fera connaître sa décision une fois le procès-verbal signé. Mais, selon certaines sources, tout serait bouclé entre le gouvernement et vous. Vous auriez fait un deal entre le gouvernement et le Fpi ?

Ce que nous faisons et ce dont nous discutons, c’est pour tout le monde. Si demain, on s’entend sur les différents points, cela sera institutionnel et la Cei travaillera pour tout le monde. L’institution ne travaille pas pour le Fpi seul ou pour l’Alliance des forces démocratiques (Afd) ou pour la Ligue des mouvements pour le progrès (Lmp). Nous nous battons pour que ces institutions soient plus représentatives pour tout le monde, pour la Côte d’Ivoire. Ce n’est pas une structure privée que nous allons utiliser ou une structure du Fpi mais c’est pour la Côte d’Ivoire. Si nous obtenons que, par exemple, le remboursement des frais de campagne soit à 5 %, c’est pour tous ceux qui vont se présenter demain. Si nous sommes présents dans toutes les commissions locales pour surveiller le vote, c’est dans l’intérêt de tous ceux qui seront candidats y compris le Pdci et même nos opposants internes s’ils sont candidats. Nous nous positionnons dans la Cei pour que demain, s’ils décident d’aller aux élections ils comptent sur nous pour s’assurer au moins que le parti au pouvoir n’est pas en train de les duper. Donc, ils émettent ces critiques mais dans la réalité, je suis sûr que certains souhaitent secrètement qu’on soit aux discussions pour au moins défendre leurs intérêts. On a vu d’ailleurs nos camarades dissidents donner des missions à certains députés pour parler de loi d’amnistie, de réconciliation nationale alors qu’ils avaient milité pour le boycott lors des législatives.

Dans l’opinion, certains disent que vous faites le jeu du parti au pouvoir. Vous n’avez pas peur que les gens vous disent que vous êtes un opposant qui est contre les intérêts de l’opposition ?

C’est parce que ces personnes-là ne font pas la politique. Malheureusement, j’ai le sentiment que dans cette opposition, je suis le seul à faire la politique. Ce que je fais, c’est ce qu’on appelle la politique. Je défends les intérêts de mon camp face au pouvoir. Et dans toutes les démocraties, il n’y a pas d’autre moyen quand il y a un problème que de discuter pour trouver des compromis. C’est cela la politique. Celui qui ne comprend pas ça et qui ne sait pas ça, ne comprend pas ma démarche. Mais, au fond, ceux qui le disent de façon hypocrite, ils auraient voulu que ça soit eux qui soient à ma place pour faire ce travail. Ce qu’ils dénoncent n’est pas tellement que cette démarche soit mauvaise. Mais ils disent : pourquoi c’est lui ? Pourquoi ils ne nous laissent pas prendre la direction ? Pourquoi c’est lui qui veut être candidat aux présidentielles ? C’est cela le vrai problème. Même à l’intérieur du Fpi, le vrai problème, ce que les gens me reprochent, ce n’est pas tellement d’avoir une mauvaise démarche mais pourquoi c’est moi. Dans leur tête, celui qui doit être devant dans le parti, celui qu’on doit suivre, ce n’est pas moi. On me reproche de prendre des initiatives, d’avoir des ambitions. Comme on ne peut pas le dire parce que ce n’est pas sain, ce n’est pas acceptable de dire qu’on ne veut pas que celui-là soit président, alors, on dit : il fait le jeu du pouvoir. Pourtant, tout ce que j’ai fait hier et qu’ils condamnaient, aujourd’hui, désespérément, ils cherchent, eux aussi, à le faire. Ils condamnaient le dialogue parce que dialoguer avec Ouattara, c’était être traître. Aujourd’hui, ils courent partout pour chercher à ce que Ouattara les reçoive pour qu’ils dialoguent. Ils condamnaient les élections. S’il va aux élections, c’est qu’il veut tourner la page de Gbagbo, c’est qu’il a trahi, c’est qu’il a fait un deal. Mais, aujourd’hui, eux tous parlent d’élections. Ils condamnaient la réconciliation nationale. Aujourd’hui, eux tous parlent de réconciliation nationale. Et quand eux, ils en parlent, c’est sans émotion. Ils trouvent ça normal et logique parce que ça vient d’eux. Mais, quand c’est Affi qui le dit, c’est un traître. Mais au fond, la réalité, c’est quoi ? Ce que je trahis en fait, c’est de ne pas leur laisser la place. Je n’ai pas conclu un contrat avec vous pour que ce soit moi qui vous suive toujours, qui vous serve toujours, qui vous accompagne toujours, qui vous aide à être quelqu’un toujours. Je n’ai pas signé ce contrat avec vous. Peut-être qu’ils ont mis ça dans leur tête mais moi, ce n’est pas cela qui est dans ma tête. Moi, je suis venu participer à la réalisation d’une ambition. Et je me suis mis dans les rangs comme n’importe quel militant discipliné. Je savais quelles sont mes compétences. Aujourd’hui, par le fait de l’évolution des choses, je me retrouve en première ligne. Donc en position de prendre la direction des choses, prendre des initiatives, faire valoir mon génie politique pour faire avancer les choses. Je le fais même si cela ne plaît pas, même si cela suscite des jalousies. Voilà en fait le problème que j’ai avec beaucoup de personnes dans la classe politique.

Comment expliquez-vous que cette rencontre avec le gouvernement se soit faite en dehors des entités telles que le Pdci et la plateforme Eds ?

Je ne peux pas vous l’expliquer. C’est eux seuls qui peuvent expliquer exactement quel est leur plan. Moi, je ne sais pas. Mais, je ne suis pas sûr qu’il ait un plan malheureusement. Ils ont des réactions, des émotions, des ressentiments. Et, c’est ça qui détermine leur posture. Ça, ce ne n’est pas faire la politique.

Au sortir de votre rencontre avec le ministre d’État, Hamed Bakayoko, pouvez-vous confirmer le départ de Youssouf Bakayoko de la présidence de la Cei ?

Je peux vous le garantir parce que si M. Youssouf Bakayoko est là, c’est que l’accord que nous avons eu n’a pas été respecté. Et si c’est cela, nous ne serons pas concernés par la suite. Si je pars de ce que nous avons dit, Youssouf Bakayoko ne sera plus le président de la Cei. Ça sera une personnalité non marquée politiquement que nous allons chercher ensemble. Certainement que le pouvoir a des noms. D’une manière ou d’une autre, le pouvoir va nous consulter. On va émettre notre opinion et on verra comment une personnalité qui rassure tout le monde va être choisie pour présider la Cei.

Quand aura lieu votre prochaine rencontre avec le gouvernement ?

La prochaine rencontre aura certainement lieu la semaine prochaine le temps qu’on signe le procès-verbal. Je voudrais préciser que le procès-verbal n’est pas encore signé. Il faut que ce qui est mentionné dans le procès-verbal soit conforme à ce que je viens de vous dire. C’est ce que j’ai déclaré au sortir de la rencontre en présence du ministre d’État, Hamed Bakayoko lui-même. Je souhaite que le procès-verbal reflète cela et à partir de là, on le signe et on avance.

La présidentielle, c’est dans moins de deux ans. Est-ce que le Fpi est prêt ?

Oui, le Fpi est prêt. Si demain on dit ce sont les élections, on est prêt. Vous savez, une élection, on ne peut pas dire qu’un parti politique ou un candidat est totalement prêt. Parce que tout cela est dynamique. Même pendant la campagne, il y aura des choses à faire pour s’adapter au contexte, au discours de l’adversaire, à la force de l’adversaire. Tout cela, ce sont des éléments. Mais, pour le moment, nous pouvons dire que nous avons l’expérience politique nécessaire. Nous avons déjà gouverné ce pays. Nous avons les hommes et un programme. Nous venons d’actualiser notre programme il y a quelques jours. Nous avons une présence dans le cœur et dans l’esprit des Ivoiriens. Les gens savent ce que c’est que le Fpi. Nous avons un électorat qui existe et qu’il faudra mobiliser. Nous pouvons dire que nous avons un candidat. Nous avons eu un candidat en 2015. Jusqu’à preuve du contraire, il n’y a pas de raison de penser qu’on pourrait changer. Sur la base de ces éléments, on peut dire qu’on est prêt. Mais, étant donné qu’il s’agit d’une compétition pour un seul poste, il faut travailler pour pouvoir prendre l’ascendant sur les adversaires. Il faut savoir aussi que les autres sont prêts et qu’ils vous entendent. Dans cette bataille, il faut prendre le dessus. En un mot, il faut affiner son organisation sur le terrain. Il faut mobiliser davantage de moyens matériels et financiers pour pouvoir être à la hauteur de la compétition.

Vous affirmez que le Fpi est prêt mais il y a toujours cette division interne qui plombe le parti. On voit sur le terrain, l’ex-Première dame, Simone Gbagbo et Assoa Adou remobiliser certaines bases. Comment appréciez-vous tout cela ?

Nous déplorons cela parce que cette situation ne repose sur rien d’objectif. Le faisant, nous allons même à l’encontre des Ivoiriens qui souhaitent que le parti soit totalement uni. Tout en déplorant cela, nous travaillons pour parler directement aux électeurs et aux Ivoiriens parce qu’en définitive, ce sont eux qui décideront. Le moment venu, il faut qu’ils fassent le bon choix. Il n’y a pas d’autres solutions que cela. Nous avons commencé cette campagne d’explication depuis longtemps et nous allons l’intensifier au fur et à mesure que nous allons nous approcher de 2020. Nous espérons que, grâce à ce travail que nous faisons, grâce aux acquis que nous aurons, par exemple, à travers la Cei, nos camarades comprendront qu’à un moment donné, nous avons tous intérêt à être ensemble autour d’un candidat pour permettre au parti de revenir au pouvoir. C’est un espoir que nous nourrissons. Nous laissons la porte ouverte à l’unité à un moment ou à un autre de notre parcours mais avant 2020.

Après l’échec de la rencontre de la Bruxelles, quels sont vos rapports avec le président Laurent Gbagbo. Pensez-vous un jour à une réconciliation avec lui ?

Je n’ai pas de rapports avec Gbagbo parce que quand quelqu’un ne veut pas vous recevoir cela veut dire qu’il ne veut pas entretenir de rapports avec vous. Je ne sais pas quel est le reproche qu’il me fait. Cela ne m’empêche pas de faire mon travail. Grâce au président Gbagbo, j’ai été porté à la tête du parti en 2001. Cela fait 18 ans que je suis président du parti. En 2011, au moment du chaos, j’étais président toujours. C’est en tant que premier responsable du Fpi que j’ai été en prison et que le président Gbagbo lui-même a été déporté à La Haye. Je suis sorti de prison en 2013 en tant que président. La direction intérimaire m’a remis la direction du parti en septembre 2013. A cette date, j’ai commencé à remobiliser le parti. Et puis subitement, on me fait une querelle jusqu’à ce qu’on dise que c’est Gbagbo qui est président. Les statuts du Fpi sont là. Pour changer de président, il faut un congrès. Le congrès, c’est le président du parti qui l’organise, qui convoque, qui le préside et puis on élit un nouveau président. Au moment où on allait en prison, je n’étais pas en palabre avec Gbagbo. J’ai été son porte-parole pendant les élections présidentielles de 2010. Donc, si je sors de prison et qu’il estime que je lâche la présidence du parti à son profit, il m’appelle même à La Haye et m’explique. A mon tour, je convoque les militants et je leur explique ce qu’on doit faire. Mais, Gbagbo ne m’appelle pas et puis des gens ici commencent à me tomber dessus pour m’obliger à lâcher la présidence du parti. Je demande à aller le rencontrer : pas question. Si tu veux le parti, appelle moi et dis moi que tu as besoin du parti. Si tu me le dis en face et que je dis non, en ce moment, je peux comprendre que des militants ici se jettent sur moi. Mais, rien de tout cela. Des gens qui me pourchassent pour m’arracher le parti avaient commencé pendant que j’étais en prison. Quand ces personnes utilisent le nom de Gbagbo pour dire qu’il est candidat, je ne peux pas les croire parce que je sais que c’est un stratagème pour se débarrasser de moi. Maintenant, toi-même dont on utilise le nom, je demande à aller te rencontrer pour que tu me dises si c’est vraiment toi qui a envoyé ces gens ou non. Tu refuses. Donc quand tu refuses, je conclus que ce n’est pas toi qui les a envoyés. Alors, je continue de me battre contre eux.

L’actualité, c’est aussi la plateforme du président Bédié qui est en gestation. Certains partis l’ont signé. Qu’elle est la position du Fpi ?

Pour le moment, on ne voit pas cette plateforme. Elle est devenue une Arlésienne, c’est-à-dire quelque chose dont on parle beaucoup mais qui ne se montre jamais. On espère qu’à un moment ou à un autre, elle va sortir et on verra si nous y sommes ou si nous ne sommes pas dedans. Dans tous les cas, nous ne sommes pas des quémandeurs. Nous travaillons à nous rendre incontournable de manière à ce qu’on ait besoin de nous. C’est ce travail que nous faisons. Aujourd’hui, je suis heureux de la réaction et des propos que notre possible entrée dans la Cei suscite. Cela veut dire que nous sommes importants. Cela va amener les uns et les autres à changer de lunettes vis-à-vis du Fpi et du président Affi. Nous avons contribué à l’idée d’émergence d’une plateforme avec le président Bédié. Nous avons eu plusieurs rencontres. Comme on voyait que les choses traînaient, au cours de la dernière rencontre, je lui ai demandé à quel moment elle sera mise en place. On s’en étonnait. Or, c’est parce que certainement, cheminer avec nous leur posait quelques problèmes. Et un coup, sans crier gare, on les retrouve avec les Gor (Gbagbo ou rien, ndlr) pour aller signer des papiers avec la mention : Gbagbo président du Fpi. Nous avons trouvé cela pas correct, pas amical. On n’a pas fait de déclaration. Dans tous les cas, on aura le bilan. Il ne faut pas se précipiter pour condamner. Mais, réaffirmer que le président du Fpi s’appelle Pascal Affi N’Guessan. C’est ce que nous avons fait. Aujourd’hui, c’est la direction du Pdci qui sait où elle va et à quel niveau se trouve la constitution de la plateforme. Mais, si cette plateforme est avec nous tant mieux, si elle n’est pas faite avec nous tant pis. Nous continuons notre combat parce que nous savons que dans tous les cas, nous nous retrouverons demain. S’ils sont au deuxième tour, ils auront besoin de nous, si nous sommes au deuxième tour, nous aurons besoin d’eux. Dans tous les cas, quelque chose se fera entre nous à un moment ou à un autre du parcours dans les élections à venir.

Avec linfodrome

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