04262019Headline:

Côte d’Ivoire/ réforme de la CEI: Le Gouvernement refuse de réformer la CEI, ce qui présente les symptômes des événements malheureux vécus en 2010

Réforme en profondeur de la CEI, Sylvain Takoué, Président du Rassemblement des Fiers Ivoiriens (R.F.I.), interpelle le gouvernement :« Vous refusez les propositions de l’opposition ? N’obligez pas le peuple à exiger votre départ… »

La Côte d’Ivoire ne veut plus d’une nouvelle crise pré-électorale, comme celle de 2005-2010. En tout cas, c’est la position actuelle des Ivoiriens qui connaissent la valeur réelle de la paix, parce qu’ils ont vécu la terreur de la guerre. Pourquoi, alors, veut-on, d’une manière ou d’une autre, ramener le pays à une situation de crise électorale au sommet du pays, en 2020 ? Pourquoi ne veut-on pas garantir au pays la stabilité politique et la cohésion sociale dont nous rêvons, tous, pour vivre en bonne intelligence et dans la coexistence pacifique ?

Pourquoi veut-on absolument faire régner la psychose d’un lendemain incertain dans l’esprit du peuple ivoirien qui aime tant la tranquillité et la convivialité ? Nous posons utilement cette question légitime au gouvernement de Côte d’Ivoire, par rapport à son refus de regarder les problèmes de l’heure, qui lui sont posés, et d’y trouver des solutions idoines, justes et correctes.

Oui, nous interpellons vraiment nos gouvernants sur la récente sortie de presse du ministre de la Communication et des médias, Sidi Tiémoko Touré, porte-parole du gouvernement, qui, le mercredi 13 mars dernier, a bien dit ceci : « En référence à la déclaration du chef de l’Etat, dont vous vous souvenez, le gouvernement travaille exclusivement à la mise en œuvre de ses instructions, en l’occurrence, la recomposition de la CEI, qui est l’unique et principale observation de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples. Donc, nous ne ferons pas plus que ça ».

Le fait est qu’il y a, de la part du gouvernement, non seulement travestissement de la question de la réforme de la CEI, qu’il réduit intentionnellement à une simple recomposition, mais aussi méprise des propositions que la Plateforme de l’opposition politique ivoirienne a faite le 1er mars dernier, puisque le même porte-parole du gouvernement, en narguant l’opinion, dit aussi ceci :

« Nous sommes ouverts aux propositions de toutes les parties pour continuer les négociations jusqu’à son terme (…) Le cadre a été planté par le président de la République. Et l’interpellation de la Cour africaine des droits de l’homme, il est disponible pour tout le monde. Il est loisible pour les différents acteurs de faire des propositions qu’ils souhaitent. Mais le cadre de travail a été réitéré par le Premier ministre lors de la mise en mission des différents corps sociaux pour nous revenir avec leurs propositions. La société civile a fait la sienne, nous attendons assez vite les propositions des différents partis politiques et nous aviserons (…) Je n’ai pas connaissance que le ministre de l’Intérieur a reçu les…

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