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Côte d’Ivoire/ Rencontre entre Soro et des Etudiants: Soro révèle les dessous de sa relation avec Emmanuel Macron

Guillaume Soro, depuis sa démission ”forcée” de la présidence de l’Assemblée nationale continue ses échanges avec les différentes couches de la société ivoirienne.

Mercredi 20 mars 2019, à sa résidence privée sis à Abidjan-Marcory résidentiel, le président du Comité politique a échangé à bâtons rompus avec une centaine d’étudiants de l’Institut universitaire d’Abidjan (Iua).

Plusieurs sujets d’ordre social, politique, économique, académique, et même juridique étaient au menu de cette rencontre. Des questions et des préoccupations ont été, par la suite, posées à M. Soro, qui a pris le temps de répondre à chacune d’entre elles.

Parmi les interrogations des étudiants, un portait sur une quelconque «similarité entre le désormais ex-président de l’Assemblée nationale et l’actuel président de la République française, Emmanuel Macron». Répondant à cette question, le député de Ferké a dévoilé un lien entre lui et le président de la République française. Guillaume Soro a indiqué que la seule similarité évidente entre lui et Macron, c’est bien la démission. «Hormis la jeunesse, il faut être courageux pour démissionner. Le plus important, ce n’est pas les postes. Ce que je ne marchande pas, ce sont mes convictions, mes principes et mes valeurs», a-t-il précisé.

Guillaume Soro, alors 6e président de l’Assemblée nationale, depuis 2012, a démissionné de son poste le 8 février 2019. «Je rends ma démission de mes fonctions de président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire. Oui j’ai décidé de sacrifier mon poste pour la paix, pour la Côte d’Ivoire. Je quitte ce poste pour l’aventure de mes convictions», avait déclaré M. Soro dans un discours d’ouverture de la première session extraordinaire de l’Assemblée nationale ivoirienne.

De son côté, l’actuel chef de l’État français, Emmanuel Macron, alors ministre de l’Economie et des Finances, avait démissionné du gouvernement, mardi 30 août 2016 «pour se consacrer entièrement à son mouvement politique, En marche !». Dans une déclaration à Bercy, l’ancien ministre français a dit avoir «touché du doigt les limites de notre système politique», évoquant les «compromis de dernière minute», «les peurs des uns et des autres»…

Poursuivant, M. Soro a précisé aux étudiants qu’il n’a pas choisi de faire la politique mais que c’est plutôt pour des questions de justice sociale qu’il a milité au sein du syndicat universitaire qui n’est autre que la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (Fesci) et plus tard affûté ses armes pour le combat politique qui met au centre de la République l’homme, l’humain.

Devant ses hôtes, le président du Comité politique a dénoncé l’attitude de certains hommes politiques qui, ayant échoué à donner du travail aux jeunes, à régler la question de la pauvreté, utilisent le sentiment et la fibre nationalistes pour diviser la société. «Je me suis levé pour dire non à la politique qui discrimine, ségrègue, divise et catégorise les Ivoiriens. On est Ivoirien, c’est tout, il n’y a pas de quart d’Ivoirien, de 50 % Ivoirien et d’Ivoirien à 100% (…). Notre challenge, c’est justement de réussir à relever le défi que notre père fondateur Félix Houphouët-Boigny a fait, c’est-à dire faire un brassage pour qu’on soit le peuple ivoirien sans aucune distinction ethnique », a expliqué M. Soro.

Il faut souligner qu’au cours de cette rencontre Guillaume Soro a promis rédiger un mémoire de ces échanges qu’il remettra à la direction de l’établissement universitaire privé. L’ex-président de l’Assemblée nationale a également soumis ses amis étudiants de l’Iua à un autre exercice d’ordre académique. Celui de recenser les problèmes de la société ivoirienne et…

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