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Côte d’Ivoire: Scandale Une femme de Soro poursuivie en France pour “traite d’êtres humains”

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La presse officielle française (AFP) révélè ce dimanche qu’une “compagne de Guillaume Soro, président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, est jugée lundi à Nanterre pour “traite d’êtres humains” ” comme selon les extraits relevés par koaci.com.

Cette dernière, dont identité n’a à cette heure été quelque part révélée, serait soupçonnée d’avoir employé deux gardes d’enfants d’origine burkinabé en région parisienne sous la contrainte et contre une rémunération misérable.

L’affaire est mise en lumière ce dimanche par l’avocat des “nounous”, Me David Desgranges alors que le procès s’ouvre ce lundi devant la XVIIe chambre du tribunal correctionnel de la principale ville des Hauts de Seine. Celle qui est surnommée la “compagne de Guillaume Soro” risque 7 ans d’emprisonnement et 150.000 euros d’amende. 

Les faits se seraient déroulés de 2007 à 2010 au moment où l’actuel numéro deux ivoirien était Premier ministre de Laurent Gbagbo.

Les deux gardes d’enfant ont aussi réclamé respectivement 2.000 et 10.000 euros au titre de leur préjudice.

L’agence de presse de l’Etat français rapporte que Soro, qui séjourne fréquemment en France, ses trois autres enfants y résidant, et la femme poursuivie, ont un enfant, né en février 2006 qui serait atteint d’hémophilie et gardé par deux nourrices.

Ces dernières, originaires du Burkina Faso, resteront respectivement, toujours selon la presse officielle, six mois (d’avril 2007 à août 2008) et treize mois (d’octobre 2008 à mars 2010) en France à l’occasion de différents séjours.

“Elles pensaient ne devoir s’occuper que du jeune malade. En fait, elles se levaient à l’aube, travaillaient jusqu’à 23 heures et étaient en charge de toutes les tâches ménagères, des courses, des repas”, indique l’avocat poursuivant : “Malgré des journées de travail considérables, elles n’étaient rémunérées qu’à hauteur de 45 euros par mois, ne pouvaient pas sortir librement, n’avaient aucun jour de repos et ne mangeaient que du riz ou les restes”.

Toujours selon ce dernier, les deux femmes auraient également subit “des humiliations verbales” et “des pressions constantes”: leurs papiers d’identité sont confisqués, leur salaire pas toujours versé. “Elles ont été maintenues dans un isolement relationnel, social et culturel et placées dans une situation de dépendance matérielle totale à l’égard de leur employeur” rapporte l’avocat à la presse.

Une situation que conteste la défense. “Ma cliente n’a certes pas strictement respecté le droit du travail en omettant notamment de déclarer ses employées, mais je réfute toute atteinte à la dignité humaine”, souligne Me Jean-Paul Benoît. “Il est faux de dire que leurs passeports ont été confisqués. Elles se sont rendues plusieurs fois au Burkina Faso à cette époque et avaient tout loisir de ne pas retourner travailler chez cet employeur”, ajoute le conseil.

Les deux victimes présumées avaient pris la fuite, l’une en août 2008 et l’autre en février 2010, et s’étaient adressées au Comité contre l’esclavage moderne qui avait signalé leur cas à la justice.

Reste désormais à savoir si l’actuel président de l’assemblée nationale, déjà visé en France par une plainte déposée  par Michel Gbagbo pour des faits de torture au moment de la crise post électorale, sera écarté de cette nouvelle affaire ou pris dans la vague avec sa “compagne”.

A suivre…

Amy

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