07282017Headline:

Côte d’Ivoire: selon Affi et l’AFD«Plus 100 prisonniers politiques et les avoirs de nombreuses personnalités gelés»

affi seul

Côte d’Ivoire: «Plus 100 prisonniers politiques et les avoirs de nombreuses personnalités gelés», le projet de constitution est «mort-né» selon Affi et l’AFD

– Signalant « plus 100 prisonniers politiques et les avoirs de nombreuses personnalités gelés », le président de l’AFD soutient que « le peuple ivoirien est victime d’une prise otage » quand on lui propose ce projet de constitution, soutient Affi N’guessan.

La démarche adoptée par le président Ouattara est restée telle, malgré les critiques formulées par l’opposition et les organisations de la société civile.

Cette ferme conviction d’apporter la paix avec cette nouvelle constitution, comme asserte le président de la République, est remplie « de nombreuses incohérences » selon l’AFD.

« Il y a quelques mois, l’examen de la loi portant statut de l’opposition a été différé parce que les députés avaient besoin de plus de temps. Mais aujourd’hui pour la constitution du pays, loi fondamentale, les parlementaires ont été miraculeusement rapide » affirme le président du FPI  “tendance Affi”. Et d’ajouter, « ce projet est méconnu des ivoiriens, c’est une constitution mort-née ».

L’AFD est persuadée que « les députés RHDP sont eux-mêmes victimes » d’une prise d’otage car conscients des reculs démocratiques observés.

Affi N’guessan considère que les prétextes démocratiques brandis sont finalement mis à découvert avec la suppression du bulletin unique, pur « viol de la loi ». Là encore, les députés brillent dans le suivisme du pouvoir exécutif quand ils promeuvent le bulletin multiple. « Nous ne pouvons pas nous rendre complice de cette mascarade » poursuit-il, en insistant qu’« il faut que ce 30 octobre soit un désert encore plus chaud pour Alassane Ouattara ».

Au nombre des régressions démocratiques observées dans la constitution proposée aux ivoiriens, le président du FPI  rajoute le caractère partisan du chef de l’Etat qui cumule la fonction de président de la République  et celle de président d’un parti politique. « Alassane Ouattara considère l’Etat comme un bien privé » s’est-il offusqué.

En outre, à ce stade de leur lutte, les membres de l’AFD comptent sur un plébiscite massif aux prochaines législatives afin de faire « abolir » cette constitution qui apparaît pour eux comme l’affichage de l’autocratie et de la gérontocratie.

En attendant la position des “Gbagbo ou rien” qui pourraient appeler à leur tour au boycott dans leur dynamique “d’indifférence” au régime Ouattara, les électeurs d’Affi et de l’AFD sont appelés à rester « en mode silence » en ignorant le référendum du 30 Octobre.

Saxum, Abidjan

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