10212017Headline:

Côte-d’Ivoire: selon L’Eléphant déchaîné La «famille» du Golf Hôtel se déchire,en savoir plus..

Tout aurait commencé au Burkina Faso où la rébellion qui a réveillé la Côte d’Ivoire, un 19 septembre 2002, a été préparée. Après un assaut nocturne aux allures de coup d’Etat qui échouera, il va s’en suivre une crise qui va durer huit années pendant lesquelles, le pays fut divisé en deux, sa partie nord occupée par la rébellion.

De négociations en négociations, d’accords en accords, en passant par des cessez le feu, le bout du tunnel de cette longue crise va se présenter aux ivoiriens lorsque l’élection présidentielle de 2010 va enfin débuter. Mais le pire était à venir. Ce scrutin va accoucher d’un conflit armé lorsque le camp de Laurent Gbagbo va contester la victoire d’Alassane Ouattara au deuxième tour de ces joutes électorales. Bilan macabre : 3.000 morts officiellement, de nombreux déplacés et des pertes pour l’économie ivoirienne.

11 avril 2010 dans la vie de la nation

La crise postélectorale prendra fin un fameux 11 avril 2011. Ce jour-là, le couple Gbagbo est « capturé » dans son bunker. Présenté comme un trophée, il est exposé dans les médias. Autour d’eux, on pouvait voir jubiler les faiseurs de roi. Les « rebelles » d’alors devenus Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) tiraient de joie en l’air. L’ennemi était vaincu. Guillaume Soro et Alassane Ouattara apparaissaient plus unis que jamais. Arpentant les jardins du Golf Hôtel, ils transmettaient l’image d’une complicité sans faille. Les leaders des partis membres du RHDP bras dans les bras, étaient tout sourire. Pas loin, on pouvait voir les chefs de guerre se congratuler. L’hôtel du Golf était témoin ce jour d’une idylle. Celle de politiciens et de combattants qui ont bataillé corps et armes pour obtenir ce qui leur revenait de droit, la Magistrature Suprême obtenue aux termes de ces élections par leur candidat, Alassane Ouattara. Six ans plus tard, l’amour qui planait entre les amoureux du Golf Hôtel est quasiment parti en fumée. Déjà, au moment où le conflit postélectoral tirait à sa fin, un des pères de la rébellion se faisait tuer par les siens. Il s’agissait de celui qui se revendiquait du Commando invisible, un groupe qui aura fait voir de toutes les couleurs aux Forces loyales à Laurent Gbagbo dans le quartier d’Abobo. A savoir le sergent-chef Ibrahim Coulibaly, dit IB, tué le 27 avril 2011 par les Forces républicaines de Côte d’Ivoire pour avoir fait preuve de défiance vis-à-vis du pouvoir en place.

Ouattara, juste après le 11 avril

Quelques temps après son accession au Palais présidentiel, le Chef de l’Etat Alassane Ouattara déclarait dans sa première interview accordée au magazine « Jeune Afrique » en date du 06 mai 2011, « Je ne dois rien à personne, sauf aux ivoiriens ». Le message était tellement parlant que le magazine panafricain en fit sa grande Une. Les plus rassurés de la victoire d’Alassane Ouattara ne pouvaient que s’enorgueillir de cette déclaration. D’ailleurs, ils seront pour certains confirmés dans leur optimisme, lorsque le ministre AdamaBictogo se fait éjecter du gouvernement par le Président de la république en raison de nombreux scandales qui pesaient sur lui, notamment celui des déchets toxiques. Il n’en fallait pas plus pour réjouir ceux qui comptaient sur la réputation d’homme de rigueur que Ouattara avait gagnée durant le temps où il fut premier ministre de la Côte d’ Ivoire. Cette rigueur favorisera par ailleurs, l’arrestation du tristement célèbre Chef de milice, AmadéOuérémi, le dieu du mont Peko, qui aurait pourtant combattu auprès des forces Pro-Ouattara. A cette époque, en mai 2013, l’ancien président de l’Assemblée nationale sous Laurent Gbagbo déclarait dans « Jeune Afrique », « L’arrestation de Ouérémi montre que le président Ouattara peut mettre de l’ordre s’il le veut ». La rigueur de Ouattara trouvait même la reconnaissance de ses opposants, Mamadou Koulibaly, président d’un parti d’opposition dénommé Liberté et Démocratie pour la République (Lider). Une autre « victime » de la rigueur de Ouattara fut le lieutenant-colonel Issiaka Ouattara alias « Wattao ». Agacé par ses frasques, le Chef de l’Etat va le relever de ses fonctions de commandant de la sécurité des quartiers sud d’Abidjan et de chef des opérations du Centre de coordination des décisions opérationnelles (CCDO). C’était la belle époque où la famille qui naquit au Golf Hôtel avait un père, intransigeant et veillant à l’image des siens et à la satisfaction de ceux à qui il devait tout selon lui, les Ivoiriens.

Les temps de tous les divorces

Ces temps de divorce entre les «époux» du Golf Hôtel ont plus que jamais ramené la Côte d’Ivoire dans le spectre de la violence et de l’inquiétude du chavirement du navire Ivoire. Le Père rigoureux qu’incarnait Ouattara va donner place à un autre homme. Celui qui ne devait rien à personne sauf aux ivoiriens, semble, dans ces nouveaux choix, non seulement ne plus rien devoir aux Ivoiriens, mais également à ses alliés d’hier. Le retour de ceux qui avaient essuyé sa colère sur la scène publique présageait son changement de cap ? AdamaBictogo, ancien ministre radié du gouvernement se retrouve au cœur de plusieurs marchés publics qu’il acquiert avec sa société SNEDAI. Toute chose qui fait couler beaucoup d’encre et de salive. Mais sans que Ouattara ne cligne de l’œil pour voir un peu clair dans cette affaire de passations de marché presqu’à un seul individu… Un autre fils réduit au silence redevient un pilier de l’armée. Le très « blingbling » Chef de guerre, IssiakaWattao est bombardé à la tête de la Garde républicaine. Et pourtant, ce dernier est sous le coup de plusieurs rapports accablants d’Ong internationales. Cette fois encore, une partie de l’opinion nationale s’offusque. Mais Ouattara reste figé sur ses positions…Lire la suite sur www.lelephant-dechaine.com

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