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Côte d’Ivoire: Seulement 25 % de la population sont salariés

emploi en cote d'ivoire

Sur les 23.123.026 habitants que compte la Côte d’Ivoire, seulement 25 % sont salariés.

Toutefois, 67 % des personnes ont des emplois indépendants. Ces statistiques qui donnent un aperçu du marché de l’emploi, ont été rendues publiques, le mardi 20 janvier 2015, au siège du Bureau international du travail (Bit) au Plateau, par Foa Bi Zaro Francis, ingénieur des travaux statistiques.

C’était au cours d’une formation, initiée par l’Agence d’étude et de la promotion de l’emploi (Agepe), à l’intention de 30 journalistes sur l’analyse des concepts du marché de l’emploi. « Les résultats de l’enquête emploi 2013 », est le module sur lequel s’est penché l’expert. Un regard qui a permis à l’ingénieur des travaux statistiques d’apprendre aux hommes de média que malgré son faible taux, l’emploi salarié demeure le plus rémunéré en Eburnie. A l’en croire, le salaire mensuel moyen est de 105.731 F Cfa pour l’emploi salarié quand celui de l’emploi indépendant est estimé à 57.657 F Cfa.

Le hic, a révélé le spécialiste de la question, c’est qu’en Côte d’Ivoire, sept (7) emplois sur dix ( 7/10) sont verbaux et ne sont formalisés par aucun contrat écrit. L’enquête réalisée sur le marché de l’emploi en 2013 fait également ressortir que le taux de chômage en Côte d’Ivoire est estimé à 5,3 % sur une population en âge de travailler évaluée à 14.501.981. Sur cette population, la tranche d’âge qui a été prise en compte, est de 14 ans et plus. A côté de ces travailleurs qui participent au développement de la Côte d’Ivoire cohabitent les chômeurs.

Abidjan, la capitale économique, selon Foa Bi, rafle la palme du chômage avec un taux élevé chez les jeunes et les femmes. En outre, le module 1 « Portée et intérêt de l’information sur le marché du travail » développé par Koné Pénatien, ingénieur statisticien a permis de savoir que le taux de chômage n’est pas un indicateur pertinent pour l’analyse du marché. M. Koné a, par ses explications, défini l’emploi comme tout travail réalisé en vue d’une rémunération ou d’un gain. Une définition qui a amené le statisticien à affirmer que le « Djosseur de nama » (gardien de voiture), le « cabinard » (gérant de cabine téléphonique), la vendeuse d’aloco, le balayeur de rue… sont des employés au même titre que les travailleurs du secteur formel, à la seule différence qu’ils n’ont pas de bulletin de salaire.

Quant au 2ème module (« Les modalités de réalisation de l’enquête emploi »), qui a été l’affaire de Soro Dognimon, il en est ressorti que les enquêtes permettent aux autorités d’avoir une visibilité sur le marché du travail, de disposer des statistiques fiables en vue de s’attaquer aux problèmes réels. Le chef de cabinet adjoint du ministre d’État, ministre de l’Emploi, des affaires sociales et de la formation professionnelle, N’goh Bakayoko s’est réjoui, à l’ouverture de la cérémonie, de cette formation tout en invitant les journalistes à mettre leurs plumes et voix au service de la diffusion d’informations fiables.

Le directeur général de l’Agepe, Philippe N’dri, a, pour sa part, affirmé que la presse reste un partenaire clé dans la chaîne de production et de diffusion d’informations sur le marché de l’emploi. Il était donc opportun de donner des rudiments à ses acteurs afin de leur permettre de mieux maîtriser les sujets relatifs au marché du travail.

Soir info

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