08192017Headline:

Côte-d’Ivoire: ShieldAfrica “Après les mutineries, place au Salon international des vendeurs d’armes”

Au salon international de la sécurité, place à l’innovation (PAPIER D’ANGLE)

Par Hamsatou Anabo

Plusieurs constructeurs et entreprises, françaises ou américaines, proposent aux délégations africaines qui participent au Salon international de la sécurité et de la défense qui se tient à Abidjan du 24 au 26 janvier, des solutions technologiques innovantes pour développer, ou améliorer la sécurité sur le continent africain.

Le salon international de la sécurité et de la défense (ShieldAfrica), est une rencontre qui permet aux délégations africaines de venir se mettre à jour en matière de sécurité et de défense, afin de lutter contre le terrorisme en Afrique.

Le ShieldAfrica reçoit des exposants, constructeurs, entreprises et distributeurs d’origine française ou américaine, venus proposer aux délégations africaines des munitions de dernières générations, des voitures blindés adaptés aux zones de guerre, des tenues militaires en fonction du climat et du pays.

Nexter System, groupe industriel d’armement français, propose aux différentes délégations des armes, munitions et de véhicules de combat (des 4×4, 6×6 et 8×8).

Marc Delort, l’un des exposants de Nexter explique que le véhicule présent sur les lieux l’exposition est « l’une des dernières constructions adaptées aux zones de terrorisme, de guerre ».

« Ce véhicule de combat blindé 6×6, comporte à la fois des systèmes d’armes lourdes, conçus pour le personnel à embarquer et à débarquer, et peut contenir 14 personnes à l’extérieur pour les interventions militaires », précise t-il.

M. Defort, ajoute que « le blindé est doté de deux points de tirs, un au-dessus du véhicule, un à l’arrière qui a une portée de tir de près d’un km pour atteindre sa cible »

« Marck », la marque française de conceptions des tenues de l’armée, de la gendarmerie, police, sapeurs-pompiers, expose des tenues variées en fonction de la zone, du climat et de la situation.

« Concernant les innovations en zone terroriste, nous avons conçu des tenues qui résistent aux flammes, à l’acide », explique Pierre Antoine Dewilde, responsable commercial de la marque.

Le constructeur aéronautique Airbus propose pour la protection des frontières, des hélicoptères militaires « les plus larges au monde », selon Christian Fanchini, responsable marqueting, qui ajoute « qu’ils sont dotés de camera thermiques et de phares de recherche infrarouge qui permettent de localiser l’ennemi.  »

Une autre innovation d’Airbus, « l’aide au pilotage », permet à l’hélicoptère de suivre une personne sans l’aide du pilote qui est occupé à faire autre chose.

Patrick Chanois, responsable des ventes de la société Drone Volt, constructeur et distributeur de drone français, essentiellement pour la surveillance et l’inspection, confie, lui, que « la dernière innovation permet d’envoyer des gaz lacrymogènes, sans mettre en danger la police ou la gendarmerie qui traite la menace ».

ShieldAfrica en est à sa quatrième édition, la première ayant eu lieu en 2013. En 2015, Libreville, la capitale gabonaise, a accueilli 45 exposants et 2.000 visiteurs.

Abidjan, capitale économique ivoirienne, accueille cette année, du 24 au 26 janvier, 130 exposants dont 25 pays africains, et attend 2.000 visiteurs.

Des exposants « rassurés » de la situation sécuritaire à Abidjan

Des exposants du salon international de la sécurité de la défense (ShieldAfrica), qui se déroule du 24 au 26 janvier à Abidjan, se disent « rassurés » de la situation sécuritaire en Côte d’Ivoire, où une grogne socio-militaire a entrainé des violences dans plusieurs villes depuis le début de l’année.

« Nous avons été rassurés par le comité d’organisation, qui a envoyé un e-mail à tous les exposants pour nous rassurer que le salon aura lieu, malgré la situation sécuritaire, car le pays est sécurisé », a confié Marcel Akriche, exposant de la société française Navi-Trade, spécialisée en logistiques maritimes.

Patrick Chanois, responsable de vente de Drone volt, une société française, avoue qu’ils se sont « posé la question une fois », mais heureusement que nous avons « reçus un mail de la part du comité d’organisation, nous rassurant de la situation sécuritaire du pays » a-t-il ajouté.

Come Efu, traducteur de la société italienne Explorer cases, spécialisée en production et vente de valises sécuritaire, confie qu’ils ont « eu peur, car ils m’ont appelé pour savoir l’état de la situation militaire, je les ai rassuré pour leur dire que l’Etat a résolu le problème ».

Le 6 janvier, la ville de Bouaké, dans le Centre ivoirien, avait été le point de départ d’une mutinerie qui s’était propagée dans la plupart des grandes villes du pays, y compris Abidjan. Les soldats réclamaient le paiement de primes dont les premiers versements ont débuté le 16 janvier.

Le 17 janvier, un nouveau soulèvement est parti de Yamoussoukro, avant de toucher des grandes villes du pays, faisant quatre morts dans la capitale politique ivoirienne.

Mercredi, le gouvernement ivoirien s’est « félicité du retour au calme », après un mouvement de protestation des militaires pour exiger des primes, promettant d’examiner « les propositions issues des consultations » avec les grands commandements, pour « recenser toutes les préoccupations ».

HAN
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