07082020Headline:

Côte d’Ivoire: « S’informer sur l’état de santé de Gon, ce n’est pas souhaité sa mort », Grah Ange

Pour Grah Ange Olivier, chercher à connaître l’état de santé du Premier ministre ivoirien, Amadou Gon, ce n’est pas souhaité sa mort.

On veut nous faire croire que l’état de santé du Premier Ministre relève de sa vie privée et que ceux qui voudraient en être informés, souhaitent en réalité qu’il ait passé l’arme à gauche. N’en déplaise à certains cyberactivistes ceux qui agitent inutilement la toile par des gesticulations ridicules et qui se veulent plus royalistes que le roi, tant qu’il occupera les fonctions prestigieuses qui sont aujourd’hui les siennes dans la hiérarchie de nos institutions, le Premier Ministre et partant le Gouvernement se doivent de fournir les informations sur son état de santé afin de garantir au citoyen pour qui c’est un droit qu’il est en mesure physiquement et intellectuellement de les assumer.

Cette obligation prend une ampleur particulière lorsqu’il a fait l’objet d’une évacuation sanitaire ou s’il s’est simplement déplacer hors de nos frontières pour raison de santé. Ainsi, Il y a lieu de fournir régulièrement un bulletin sur l’évolution de son état de santé, surtout que ses soins sont payés par le contribuable. Cette exigence démocratique de transpatence ne peut être considérée comme satisfaite lorsqu’il résulte de faisceaux concordants de preuve que l’on tente de cacher la vérité au Peuple, pour des raisons obscures, qui ouvre la porte à toutes les spéculations.

Le fonctionnement de l’Etat ne saurait être indifférent à l’Etat de santé du Premier Ministre dont la disparition ou l’empêchement absolu met fin à la mission du Gouvernement. Le dernier remaniement ministeriel en date du mercredi 13 mai nous en apporte une preuve indibutable. Il est permis de douter fortement de sa légalité, en l’absence du Premier Ministre et des preuves qui établissent qu’il n’a pu être en état de respecter les termes de l’article 70 de la Constitution qui dispose que « …Sur proposition du Premier ministre, le Président de la République nomme les autres membres du Gouvernement et détermine leurs attributions. Il met fin à leurs fonctions dans les mêmes conditions. »

Il s’en induit, qu’il y a de fortes chances que le Président en prenant le Décret de nomination des nouveaux Ministres se soit rendu coupable de faux et usage de faux en écriture public puisqu’il mentionne que que cela a été fait sur proposition du Premier Ministre. Cela est d’autant, lorsque qu’on constate que ces nominations ont été précédées d’une pathétique mise en scène dont la vidéo a eté mise à la disposition du public sur la page officielle du Président sur Facebook.

Voir un Président de la République écorner son image dans un exercice aussi pitoyable me laisse songeur. Il y a quelques partisans « kpakpato » du Chef de l’Etat qui avaient souhaité ouvertement qu’une plainte soit introduite contre « la Guêpe » du nom de la cyberactiviste qui a éventé la supercherie. Nous aurions bien voulu que cela se fasse. Ça aurait été l’occasion de procéder officiellement à l’expertise de la vidéo et à la vérification du résultat de ses investigations.

La levée de boucliers de certains militants du restaurant au nom d’une morale fort peu démocratique qui oublient de s’émouvoir du mensonge qui nous a été servi sur l’évolution de l’état de santé du Premier Ministre pour condamner la citoyenne qui a fait l’effort d’investiguer pour faire triompher la vérité, nous a bien amusé par son incohérence.

Ils ne se sont même pas rendu compte que les raisons au nom desquelles, eux qui ne sont ni membres de la famille du Premier Ministre, ni même des proches, s’autorisaient à adopter une telle attitude étaient les mêmes que celles pour lesquelles cette dernière s’est senti le droit d’investiguer: il s’agit du Premier Ministre de la République de Côte d’Ivoire et le candidat du RHDP. S’informer sur son état de santé, ce n’est pas souhaité sa mort.

Se soumettre à un exercice de transparence sur cette question relève du fonctionnement normal de l’Etat. Ceci dit, est-ce que le Gouvernement peut confirmer ou infirmer qu’il a été réadmis à l’hôpital après une rechute ou d’aller me laver les mains ?

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