11202019Headline:

Côte d’Ivoire/ Situation socio-politique: l’émouvante histoire de Gnamien Konan

Quelques jours après ma nomination en tant que DG des Douanes, nous recevions une mission d’évaluation du FMI. L’occasion était belle pour leur présenter mon plan d’actions pour réformer cette administration où régnaient en maîtres absolus, la corruption et la fraude. Ce fut un cours magistral, mes amis. À la fin de mon exposé, le chef de la mission, pour toute question, me demanda, avec l’air de quelqu’un à qui on vient d’annoncer son licenciement technique: Monsieur le DG, tout cela est bien beau, mais combien cela va-t-il coûter? D’une voix calme et sereine, je lui répondis: Monsieur le chef, sauf votre respect, zéro franc.
Parce que pour ces gens, on ne peut pas travailler, améliorer les choses, sans argent. Mais on a changé la Douane, fait gagner des centaines de milliards à la Côte d’Ivoire sans argent.

Quand je suis arrivé à tête de la Fonction Publique que je me suis rendu compte que l’État dépensait 10% de plus que la norme pour payer les fonctionnaires, on a mis en place un système et on a récupéré pour les caisses de l’État les milliards volés par les fonctionnaires fictifs. Avec les mains nues, SVP.

Quand je suis arrivé à la tête de l’enseignement supérieur que je me suis rendu compte qu’il n’y avait pas assez de places dans les amphithéâtres, dans les cités, pas assez d’enseignants pour le nombre d’étudiants présents et à venir,
on a bâti la plus grande Université de Côte d’Ivoire, l’Université Virtuelle de Côte d’Ivoire avec notre esprit.

Alors quand j’ai appris que la BAD allait prêter des milliards à la Côte d’Ivoire pour améliorer la Gouvernance du secteur Café-Cacao, je me suis dit vraiment, ce pays n’est pas en de bonnes mains.

Tous les jours il a construit ceci, il bâti cela. Mais dites-moi que voulez-vous faire avec l’argent des Ivoiriens? Les endettez pour rien ou bien?
Donc arrêtez de compter les dispensaires sans médicaments, les pompes villageoises, les marchés et je ne sais quoi encore!
Le jour que vous ferez quelque chose avec votre esprit,
le jour où mettrez les jeunes diplômés au travail,
le jour où vous ne serez plus obligés de repêcher la moitié des candidats pour atteindre 40% de taux de réussite,
le jour ou les planteurs recevront au moins, je dis bien au moins, 3000 francs cfa, le kilogramme,
le jour où tout Ivoirien pourra avoir accès aux soins de santé,
le jour où vous réussirez à faire progresser la Démocratie et la Réconciliation,
le jour où vous réussirez à mettre en place un gouvernement efficace de moins de 20 ministres,
ce jour là,
vous direz à vos journaux d’écrire et de raconter ce qu’ils veulent. En attendant laissez-nous tranquilles car c’est vraiment le minimum syndical qui nous est servi.

Et parce que tout cela, je dis bien tout, moi, Gnamien Konan de Botro, je peux le faire en cinq ans. Fermez les yeux, laissez-moi faire. Quand vous les ouvrirez vous verrez.

Bon week-end dans la paix du Christ.

Gnamien Konan Président de L@ Nouvelle Côte d’Ivoire

Le Capitaine de la Jeunesse

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