08192017Headline:

Côte d’Ivoire: Soro serait en « contact permanent » avec Blé Goudé, son conseiller Nyamsi essui un revers lors d’une conference de presse

«Soro Guillaume et Blé Goudé en contact permanent», révèle un conseiller de Soro

La réconciliation telle que souhaitée par le président de l’Assemblée nationale, Soro Kigbafori Guillaume, se met en marche à feu doux. Son conseiller spécial, Franklin Nyamsi, a animé une conférence de presse, samedi24 juin 2017 , au Grand Hôtel du Havre, 18, rue d’Amsterdam, Paris 9ème, pour annoncer un colloque international de pardon, à Paris, les 9 et 10 septembre, allant dans ce sens.

Soro et les pro-Gbagbo…

C’est une évidence. Les pro-Gbagbo sont une frange importante de la population ivoirienne. Et c’est aussi clair et indéniable que la réconciliation, en Côte d’Ivoire, ne peut se faire sans eux. Une réconciliation, qu’on veut sur un socle solide et dans la durée, ne peut s’effectuer sans leur engagement et approbation. De façon unilatérale. Et ils ont des têtes de gondole qu’ils vénèrent et dont leur tient à cœur comme la prunelle de leurs yeux. Il s’agit de l’ex-président, Laurent Gbagbo, Charles Blé Goudé, Mme Simone Gbagbo sans compter les prisonniers politiques. Des situations que la « population bleue » met en interface à la réconciliation. En cela, Soro Guillaume semble en avance sur la question. « Je vous révèle que Soro Guillaume et Charles Blé Goudé n’ont jamais rompu leur relation. Ils sont en contact permanant. Et cela depuis longtemps. Soro Guillaume parle toujours à Blé Goudé quand il veut. C’est aussi cela la réconciliation. Soro a gardé de très bonnes relations avec tous ses frères de la galaxie patriotique »…

Le pardon d’accord, la réparation d’abord…

Le pardon, c’est louable. Mais peut-on y arriver, dans le cas de la Côte d’Ivoire, sans un minimum de réparation ? Voici une équation bien délicate que Guillaume Soro pourrait avoir à résoudre dans le cadre du colloque international du pardon sur la réconcilation qu’il initie. Et comme il n’est pas le chef de l’Etat qui a pouvoir de prendre des décrets ou des ordonnances, ce qui relève de ses prérogatives est d’œuvrer à voter une loi d’amnistie générale. « Soro Guillaume a fait la proposition d’une loi d’amnistie générale dans son discours d’entrée du Parlement le 3 avril 2017. Soro pense à cette loi. On va dire, la fin justifie les moyens. Mais d’abord, il faut qu’on y prépare les esprits. Et ce colloque va dans ce sens », explique Franklin Nyamsi.

L’irruption des pro-Gbagbo à la conférence de presse…et la peur…

18h 30. Salle de conférence du Grand hôtel du Havre. La conférence de presse du professeur de philosophie et conseiller spécial de Guillaume Soro, Franklin Nyamsi, suivait son cours normal quand surgissent quatre personnes dont une femme. Une irruption quasiment. Juste un temps d’observation et les voilà qui arrachent la parole. Ils n’ont pas eu besoin de l’autorisation du modérateur et chargé de presse du conférencier. C’est All black Mondo qui, après Ahilé Koudous, s’invite à la parole. Dans un français soutenu mais à travers une attitude bouillante voire guerrière. « M. Nyamsi, vous ne pouvez pas parler de la Côte d’Ivoire mieux que nous, cela je l’ai toujours soutenu dans mes vidéos. Dans votre façon de parler, on voit que vous prenez des raccourcis pour essayer de légitimer la rébellion qui, pour moi, ne sera jamais légitime. Une rébellion qui a endeuillé des millions de vies en Côte d’Ivoire. Pourquoi venez-vous aujourd’hui vers ceux que vous traitiez de minoritaires ? Vous disiez que tout va bien en Côte d’Ivoire et que les Ivoiriens se sont réconciliés, mais je vous appends un groupe de parlementaires français sérieux a démontré le contraire. Nous n’avons rien contre vous encore Guillaume Soro, de façon personnelle. Nous sommes de ceux qui veulent aller à la réconciliation. Mais il y a un préalable, et dites-le à Guillaume Soro. La plaie de la Côte d’Ivoire est profonde. Toute fois, nous aspirons à des choses nouvelles. Pour ne plus revivre notre passé. Il faut aller s’adresser aux victimes directes que sont les veuves, les orphelins et blessés de guerre. Parce qu’une guerre a des causes exogènes et endogènes qu’il faudra relever. Il faudra libérer nos parents faits prisonniers et ceux qui sont encore en exil au Ghana, Bénin, Libéria et ailleurs. Quand vous finissez ça et que vous engagez la réconciliation, on est partant… », a martelé le jeune pro-Gbagbo de 40 ans et plain de vigueur. Une chose est certaine. Les Ivoiriens sont partants pour une réconciliation. Mais pas celle qui viendra davantage piétiner des valeurs élémentaires à une paix durable.

David Béty
Source: Eventnewstv.tv

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