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Côte d’Ivoire / Sortie du procureur Adou Richard : le PDCI-RDA prêt à faire face à la justice ivoirienne

Un an après la surchauffe liée au troisième mandat du Président Alassane Ouattara, le Procureur de la République a rendu publics la conclusions d’une enquête sur les violences électorales et communautaires liées à la présidentielle de Novembre 2020. Plusieurs personnalités politiques de premier plan sont dans le collimateur de la justice. Il a martelé: « Toutes les personnes dont la culpabilité pourrait être retenue au cours des procès à venir, subiront toutes, la rigueur de la loi pénale. »

Des maisons incendiées, des jeunes tués ou disparus, des corps calcinés, des barricades enflammées, des affrontements entre bandes armées. Un an après les violences post-électorales commises fin 2020 en Côte d’Ivoire, l’unité spéciale chargée de l’enquête sur ces événements vient de livrer ses conclusions. Et elles ont tout pour faire grand bruit.
Dans un rapport d’une soixantaine de pages rendu public lundi 27 décembre, cette structure créée par Alassane Ouattara en novembre 2020 (composée de quarante officiers de police judiciaire et déployée sur le terrain en février 2021), pointe du doigt la responsabilité de personnalités majeures de l’opposition, alors hostiles à un troisième mandat du chef de l’État.
Richard Adou n’a pas exclu que des poursuites puissent être engagées contre l’ancien chef de l’Etat et leader du PDCI, Henri Konan Bédié. “
Pour répondre au procureur de la République, un point de presse tenu ce jour à la maison du Parti PDCI-RDA. Dans son intervention, le porte parole du parti remet en cause le troisième mandat du président Alassane OUATTARA et trouve donc illégal et sans fondement, les accusations du procureur de la REPUBLIQUE, le Pdci appelle au dialogue et tient à se rendre pour toute procédure judiciaire en son en contre.

Pour rappel, 233 personnes “impliquées à divers degrés” ont été interpellées et 40 sont toujours “activement recherchées”. Une grande majorité des personnes interpellées ont toutefois été remises en liberté sous contrôle judiciaire, après six mois d’enquête d’une unité de police et gendarmerie dédiée.

Sapel

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