06202019Headline:

Côte d’Ivoire/ Tension socio-politique: un tir de Soro qui touche à la fois Bédié et Ouattara

Officiellement baptisé chef suprême des Tagbana avec pour nom Oro Dabatiô, Guillaume Soro a annimé un meeting à la place Henri Konan Bédié de Katiola le samedi 18 Mai 2019. Bédié Ivoiritaire ? Voici sa réponse.

On ne peut prétendre diriger un pays si on ne se rapproche pas des populations, si on ne vient pas dans les villages pour connaître les problèmes des villages. On le fait pas pour des questions électorales seulement mais pour dire à ses parents qu’on ne les a pas oubliés…

Oui je trouve que ceux qui sont dans les villages sont courageux parce que j’ai découvert la pauvreté dans les villages. Ils n’ont pas d’eau, c’est incroyable. Je suis allé dans des villages où ils continuent de boire l’eau de marigot. Ils n’ont pas d’école » a déploré Guillaume Soro avant de rappeler au gouvernement actuel de respecter la parole donnée.

On ne peut pas continuer à mentir, faut dire la vérité. Aujourd’hui est le 18 Mai, le Premier ministre a dit que l’anarcade s’achètera à 350 à partir du 17 Mai, mais le prix est toujours à 100 francs dans nos villages. Ça n’a pas changé. Il faut qu’on respecte la parole donnée. Après le meeting, je vais appeler le Premier ministre pour le lui rappeler.

Que voulez-vous que je dise ou je fasse ? Quelqu’un pour qui on s’est battu, quelqu’un pour qui on a sacrifié nos vies, nos familles, vient me renvoyer, renvoyer tous ceux qui sont proches de moi ou me fréquentent… Quand Alassane cherchait le pouvoir, il était dans l’opposition, moi j’ai été nommé Premier ministre après l’accord politique de Ouagadougou. J’ai engagé et j’ai embauché plus de 15 cadres du Rassemblement des Républicains (RDR) à la primature. Ils ne venaient pas au travail mais je les payais. Tout ça pour soulager Alassane.

Aujourd’hui, à mon tour, on me renvoie et on chasse, on emprisonne tous ceux qui marchent avec moi et vous voulez qu’on marche ensemble. Après tout ce qu’on a fait pour ce pays, 2002, 2010, on s’est battu pour qu’Alassane soit président.

“Je suis venu donc vous dire qu’on aille ensemble chercher le fauteuil. N’ayez pas peur, allons ensemble dans la marche pour chercher le fauteuil”

Ils m’ont arraché leur tabouret et d’ailleurs c’est bien même. Je suis venu donc vous dire qu’on aille ensemble chercher le fauteuil. N’ayez pas peur, allons ensemble dans la marche pour chercher le fauteuil.

Aujourd’hui, vous trouvez que Bédié est ivoiritaire. Ce n’est pas moi qui ai donné le nom d’Henri Konan Bédié au 3ème pont. Vous marchez sur un pont ivoiritaire alors. Si en 2010, Bédié avait donné ses 25% à Gbagbo, c’est Gbagbo qui serait président. Bédié a pris ses 25% pour donner à Alassane et il a gagné. En 2015, vous êtes allés voir Bédié, il a fait l’appel de Daoukro, il vous a soutenu. Et aujourd’hui, vous allez dire qu’il est ivoiritaire ? En 2010, en 2015, il n’était pas ivoirtaire ? En tout cas moi, j’irai voir Bédié pour aussi devenir président.

“Je ne savais pas que le combat que nous menions, c’était pour venir au pouvoir et faire ce que nous sommes en train de faire. J’ai vraiment honte”

Je demande pardon à toute la nation. Je veux qu’il y ait la réconciliation et la paix. Oui, pardon à tout le monde parce que j’ai honte. Je ne savais pas que le combat que nous menions, c’était pour venir au pouvoir et faire ce que nous sommes en train de faire. J’ai vraiment honte, alors pardon à tous. Gbagbo m’avait prévenu mais je n’ai pas écouté ses conseils. Il doit se dire là-bas, j’ai parlé au petit, je lui ai donné des conseils mais il n’a pas écouté. En tout cas, c’est bien fait pour moi. Ça m’apprendra. Ce sont ceux pour qui je me suis battu qui se moquent de moi aujourd’hui.

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