09252020Headline:

Côte d’Ivoire :Un accusé hier « Dites à Ouattara que le garde du corps qui l’a sauvé croupit en prison depuis 4 ans »

ouattara et soro

Un accusé hier à la barre : « Dites à Ouattara que le garde du corps qui l’a sauvé en 1998 croupit en prison depuis 4 ans »

Le procès aux assises des pro-Gbagbo évolue avec tout ce que cela comporte. Hier 16 février 2015, deux des quatre gardes du corps de Laurent Gbagbo inscrits au rôle ce jour-là ont fait sensation devant le président de la cour. Il s’agit de Me Baï Patrice, Tchékouri Aimé, gardes de corps et de Ziza Jean-Louis, secouriste. Premier à la barre, Tchékouri Aimé a lancé un message au chef de l’Etat actuel : « Monsieur le président de la cour, je vous demande respectueusement de dire au chef de l’Etat, Alassane Ouattara, que le garde de corps qui l’a protégé en 1998, alors qu’il n’était que président du RDR croupit en prison depuis 4 ans ». Avant, il a regardé dans les yeux du président de la cour, Dembelé Tahirou, pour lui dire son « histoire », en réaction à l’acte d’accusation d’atteinte à la défense nationale, de constitution ou participation à une bande armée, tribalisme, xénophobie etc. « Monsieur le président, Mesdames et messieurs les jurés, moi qui suis devant vous, devant cette cour d’assises, j’ai une histoire, je ne suis pas n’importe qui ». Racontant son histoire, Tchékouri Aimé a instruit la cour que lorsqu’il était encore dans l’informel en tant qu’agent de sécurité, et au moment où « le président d’alors, Konan Bédié traquait le président du RDR, nous l’avons protégé, nous avons fait bloc autour de lui pour qu’il quitte la Côte d’Ivoire et c’est beaucoup plus tard que le régime Pdci lui a décerné un mandat d’arrêt international ».
Dans le 2e pan de son « histoire », l’accusé s’est vanté d’avoir « sauvé trois chefs d’Etat d’ Afrique » (Sirleaf Jonson du Libéria, John kuffor du Ghana et Laurent Gbagbo de la Côte d’Ivoire). « Monsieur le président, je vous dis que je ne suis pas n’importe qui parce que suite à cette action, la Côte d’Ivoire m’a distingué dans l’ordre du mérite national », a-t-il signifié à la cour. Avant de continuer en ces termes : « vous savez, le travail d’un garde du corps, c’est de protéger un corps et nous sommes prêts pour mourir pour sauver celui pour lequel nous travaillons. C’est ainsi que malgré le fait que j’étais malade, j’ai été aux côtés de mon patron Laurent Gbagbo. C’est donc sur les lieux de mon travail que j’ai été pris en assurant la sécurité du président de la République de Côte d’Ivoire. Je vous demande de dire à Mme la grande chancelière qu’un monsieur à qui la nation a rendu des honneurs est en difficultés, bafoué et croupit en prison depuis 4 ans. Ma fille avait trois ans quand j’ai été arrêté, aujourd’hui elle en a 7 et je suis sûr qu’elle ne me connait plus », a-t-il fait remarquer à la cour. Après lui, Me Baï Patrice a lui aussi dit sa part de vérité. « Je suis expert en arts martiaux, je suis une fierté pour les Ivoiriens parce que j’ai été distingué dans le monde où j‘ai défendu les couleurs du pays et où j’enseigne les arts martiaux. Je sais que les Ivoiriens m’aiment. J’étais occupé quand j’ai appris que le président Laurent Gbagbo était combattu par la France, j’ai dit, s’il doit partir, il faut que je sois à côté de lui », s’est expliqué le chef de la garde rapprochée de Laurent Gbagbo. Pour conclure qu’une personnalité experte en combat aux mains nues ne peut pas se retrouver dans les accusations pour lesquelles il est poursuivi. Comme lui Ziza Jean Louis, secouriste sans frontière a plaidé non coupable.
L’audience d’hier a commencé par une exception de procédure. Les avocats de la défense se sont opposés à la volonté du juge de faire comparaitre les accusés en 2 groupes. Finalement, ils ont comparu en même temps.

Koulibaly Doucy

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