01192017Headline:

Côte d’Ivoire; Un ex-combattant FRCI très en colère menace de rejoindre les jihadistes: Ce qu’il dit..

Se disant trahi par les autorités ivoiriennes, un ex-combattant menace de rejoindre les jihadistes: son témoignage

Se disant trahi par les autorités ivoiriennes, un ex-combattant menace de rejoindre les jihadistes: son témoignage

Binaté Moussa, dit « Sobadé » ex-combattant, a fait une révélation de très mauvais augure. En effet, l’ex-chef de casernement à la Brigade Anti-Emeute (BAE de Yopougon), où il est arrivé depuis 2011 avec ses éléments a affirmé qu’il est prêt à rejoindre les jihadistes si ces derniers le contact.

Depuis le mardi 30 juin, les jihadistes ont officiellement annoncé leur menace envers la Côte d’Ivoire. Selon eux, ce pays travaille avec les ennemis de l’Islam.

Pendant que les autorités Ivoiriennes essaient de mettre en place des mesures de sécurisation du pays, un ex-chef de guerre a affirmé haut et fort qu’il est prêt à offrir ses services aux jihadistes si jamais ces derniers le contactait.

En effet, Binaté Moussa, dit « Sobadé » ex-combattant ayant combattu aux côtés des FRCI pendant la crise postélectorale de 2011, à l’instar de plusieurs autres combattants, se sent trahi par les autorités en place.

« A cause de ce régime, je n’ai plus de repère. J’ai perdu ma dignité et mes valeurs. Je suis réduit aujourd’hui à la mendicité. En tout cas, je vous dis que le pouvoir a fabriqué des monstres (…) J’ai été arrêté en 1995 lors du boycott actif et jeté en prison à Agban. Trois ans plus tard en 1998, j’ai été également arrêté lors de la marche du Front républicain et gardé à vue à l’école de police. En 2001, c’est le même scénario lors d’une marche après la découverte du charnier de Yopougon où, j’ai été conduit à l’école de police. » a-t-il ajouté.

A ce titre, l’ex-combattant affirme être un lion blessé qui n’a plus rien à perdre.

« Si je suis contacté par les Jihadistes, je leur offrirai mes services. J’ai tout perdu pour ce pouvoir ingrat. Mon appartement a été pillé et mes biens personnels emportés. J’ai soif de justice. Je croupis dans la misère. J’ai aussi droit à la vie. Mieux vaut mourir en martyr », déclare Binaté Moussa visiblement dépité.

Aucune raison ne doit pousser un homme à offrir ses services aux terroristes, encore moins à tuer. Toutefois, la préoccupation de Moussa Binaté n’est pas anodine. En effet, plusieurs milliers d’ex-combattants démobilisés se retrouvent abandonnés par les autorités qu’ils accusent de n’avoir pas tenu leurs promesses.

Le Conseil des ministres a annoncé, ce mercredi, la dissolution officielle de l’Autorité pour le désarmement, la démobilisation et la réintégration (ADRR), à compter du 30 juin.

Selon le gouvernement ivoirien, le soutien aux ex-combattants ne s’arrête pas pour autant. D’autant plus que le communiqué qui a sanctionné la réunion du Président de la République, Alassane Ouattara, avec ses ministres, fait également état de la création d’une Cellule de Coordination, Suivi et Réinsertion (CCSR).

C’est cette nouvelle structure qui va désormais poursuivre les activités de réinsertion et de réintégration des ex-combattants qui ont déjà adhéré ou qui vont adhérer au processus de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR) avant le 30 juin. Tous auront les mêmes avantages que leurs camarades qui ont été traités par l’ADDR.

Ainsi, tous les ex-combattants qui sont en resocialisation ou qui attendent d’y aller, de même que ceux qui sont en formation ou qui attendent leur filet de réintégration, seront désormais traités par la CCSR. Comme l’a promis le Président Ouattara, aucun ex-combattant ne sera donc laissé pour compte.

B.L.

SourceIM

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