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Côte d’Ivoire : une possible union de la gauche ivoirienne avant 2025

À l’aube de ce scrutin clé, cette interrogation plane sur la scène politique, résonnant comme un défi à relever pour une gauche ivoirienne morcelée depuis la chute du régime de Laurent Gbagbo en 2011.

Le retour tant attendu au bercail de l’ancien président ivoirien, après son acquittement à la Cour pénale internationale (CPI), en vue d’une réunification du bloc, a plutôt entériné la dislocation du bloc de la gauche ivoirienne.

D’un bicéphalisme à la tête du Front populaire ivoirien (FPI), le parti s’est plutôt fragmenté en trois entités distinctes, avec des parts revenant au PPA-CI de Laurent Gbagbo, au MGC de Simone Gbagbo, au camp de Pascal Affi N’guessan. Outre ce fait, Charles Blé Goudé soutien inconditionnel de Laurent Gbagbo et figure de la gauche ivoirienne a lui aussi décidé de prendre ses distances à travers la création du COJEP, son parti politique.

Face à cette dispersion, l’idée d’une convergence semble relever du défi. Interrogé sur la possibilité d’une union imminente, l’ancien Premier ministre, Pascal Affi N”guessan a souligné la dépendance de cette éventualité vis-à-vis des partis de gauche.

Il a pointé du doigt les animosités et les querelles internes qui prévalent actuellement, mettant en doute la préparation d’une telle union. “Cela dépend des partis de gauche, de leurs ambitions de pouvoir se mettre ensemble ou pas”, a-t-il affirmé.

Il faut savoir gérer ses frustrations personnelles, ses sentiments personnels pour faire la politique et aller vers ceux avec qui on partage les mêmes valeurs.
Pour le président du Front populaire ivoirien, cette question soulève la nécessité d’une maturité politique chez les leaders de gauche. Il a appelé à un dépassement des intérêts personnels au profit de l’intérêt national. “Il faut savoir gérer ses frustrations personnelles, ses sentiments personnels pour faire la politique et aller vers ceux avec qui on partage les mêmes valeurs”.

Du côte du Parti des peuples Africains-Côte d’Ivoire, l’on parle plutôt d’une union sacrée autour de Laurent Gbagbo, l’ancien chef de l’Etat ivoirien. Une solution autre que celle-ci n’est pas à l’ordre du jour. Laurent Gbagbo a lui même clairement indiqué lors d’une rencontre avec la presse en août 2023, que son rôle en tant que chef de parti politique “c’est de conduire sa formation politique vers la victoire au soir de la présidentielle et non de réunir la gauche”.

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