09282022Headline:

Côte d’Ivoire: voici l’histoire de Philomène Tia, une femme d’affaire ivoirienne au parcours atypique

Peut être une image de 6 personnes et personnes deboutTout serait parti de son mariage forcé avec un vieux polygame à l’âge de 17 ans ” mon papa m’a donné en mariage forcé ” désormais mariée et femme de foyer , elle tomba enceinte
« Enceinte de mon premier enfant, j’ai demandé une parcelle cultivable à mon mari. En un mois, j’ai balayé un hectare. Après ce travail, je n’avais pas d’argent pour payer la semence. Je suis allée voir mon mari pour m’aider. Mais malheureusement il a refusé, parce qu’il estimait que si j’ai eu le courage de balayer un hectare, ce que je peux me débrouiller pour avoir la semence. C’est ainsi que j’étais obligée d’aller travailler dans les champs des gens, contre 600 FCFA le jour. Nous sommes en 1984. De cet argent, je prenais 500 FCFA pour acheter les semences et 100 FCFA pour payer un plat d’atiécké (un plat fait à base de manioc et très consommé en Côte d’Ivoire, ndlr) pour mon dîner. Après plusieurs jours de dure labeur, je me suis retrouvée avec la semence nécessaire pour mon hectare », se souvient-elle.
Cependant, Tia Philomène n’avait pas vaincu toutes ses difficultés. Car après son accouchement, elle n’avait personne pour s’occuper de son champ d’arachides. « J’étais confuse. J’ai fait recours au griot du village, afin qu’il fasse appel aux femmes et aux élèves du village, moyennant une cuvette pour trois cuvettes cueillies. À la fin, je me suis retrouvée avec 70 sacs d’arachides. À l’époque, le prix du sac était à 2500 FCFA. Donc j’ai décidé de garder ma récolte pour attendre la rupture. Une chose qui était heureusement bien, car le prix à doubler et je me suis finalement retrouvée avec 350 000 FCFA ».Cet argent sera le point de départ de la richesse de « Madame Glao ». Elle l’investira pour faire des voyages en Guinée où elle achetait des produits vivriers pour les revendre dans la ville de Man (ouest de la Côte d’Ivoire). « Après un an d’activité, j’ai bénéficié 3.300.000 FCFA.Peut être une image de bus et plein air

Une somme qui m’a permis d’aller à Abidjan pour acquérir un camion à crédit. Douze mois plus tard, j’ai remboursé mon créancier. Avec les bénéfices obtenus de l’utilisation de ce camion, je me suis lancé dans l’élevage. Au final, je me suis retrouvée avec 6000 têtes de bœufs et cinq bâtiments de mille poulets », raconte-t-elle avec fierté.
la diversification de ses activités n’a pas fait oublier à Tia Philomène son amour d’antan : les transports. Aujourd’hui, elle est à la tête de l’une des grandes compagnies de transports de Côte-d’Ivoire, MT International. Une entreprise qui est en train de révolutionner le monde du transport en Côte d’Ivoire à partir de la ville Man. Elle dispose d’une dizaine de cars dont certains de niveau VIP avec toutes les commodités (Connexion Wifi, table à manger, latrines, télévision…) elle a investi dans plusieurs domaines ( agriculture, l’élevage, hôtel , immobilier et boissons) ce qui a fait d’elle l’une des femmes les plus riches de la côte d’ivoire.
« On ne baisse pas les bras devant les difficultés, soyez focus sur vos objectifs. Il n’y a aucun secret pour la réussite. Le seul secret, s’il y en a, c’est le travail et d’apprendre de ses échecs. »

Melv

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