05252017Headline:

Cote-d’Ivoire /voici pourquoi 23 partis de L’opposition invitent Ouattara à “retirer’’ son projet de nouvelle constitution

opposition

Vingt trois partis politiques de l’opposition ivoirienne dont le Front populaire ivoirien (FPI) de l’ancien président Laurent Gbagbo, ont appelé jeudi le chef de l’Etat Alassane Ouattara, à “retirer’’ son projet d’élaboration d’une nouvelle constitution, jugeant la procédure “anti-démocratique, autoritaire et unilatérale’’, dans une déclaration.

Les vingt trois responsables de partis de l’opposition se sont réunis dans un hôtel de la capitale économique ivoirienne pour rendre publique et signer cette déclaration. Parmi eux figuraient l’ancien Premier ministre Pascal Affi N’guessan, président du FPI, Monique Gbekia, numero deux de Liberté pour la démocratie et la République (LIDER), le parti de l’ancien Président de l’Assemblée nationale Mamadou Koulibaly, l’universitaire Hyacinthe Nogbou, chef du Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (COJEP), le parti de Charles Blé Goudé.

Outre ces personnalités, étaient également présents la candidate à la présidentielle d’octobre 2015, Henriette Lagou, Innocent Anaky Kobenan, fondateur du Mouvement des forces d’avenir (MFA), ancien allié de M. Ouattara au sein de la coalition au pouvoir.

“Les signataires de la présente déclaration (…) rejettent la procédure anti-démocratique, autoritaire et unilatérale du Président de la République pour la nouvelle constitution’’, a affirmé le président de l’Union des sociaux-démocrates (USD), Henri Niava, lisant la déclaration au nom du collectif.

“Les signataires de la présente déclaration invitent le Président de la République à faire preuve de sagesse en retirant purement et simplement le projet d’élaboration de la nouvelle constitution annoncée’’, a-t-il poursuivi.

Pour l’opposition, l’élaboration d’une nouvelle constitution doit “se dérouler de la façon la plus démocratique qui soit avec la participation de toutes les forces vives de la Nation’’ ivoirienne.

Elle estime que “les conditions idoines pour l’élaboration d’une nouvelle constitution sont loin d’être réunies’’ et préconise à cet effet, “la convocation d’une Assemblée constituante’’.

La rédaction d’une nouvelle Constitution était l’une des promesses de campagne d’Alassane Ouattara, réélu pour un second et dernier mandat de cinq ans en octobre 2015, selon les dispositions de l’actuel texte fondamental.

M. Ouattara a mis en place début juin un groupe d’experts qui ont un mois pour faire leurs propositions.

Il a multiplié, par la suite, des consultations avec les couches socioprofessionnelles majeures, notamment les chefs traditionnels et guides religieux, l’opposition politique, la jeunesse afin de recueillir leurs propositions en vue de l’élaboration de la nouvelle Constitution.

Selon l’opposition, “cette voie choisie par le Président de la république n’est ni légale, ni légitime, en ce qu’elle porte gravement atteinte aux principes démocratiques les plus élémentaires’ ’.

Serge Alain KOFFI

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