01202017Headline:

Côte-d’Ivoire –Voici pourquoi Des femmes en colère paralysent l’entrée de la résidence de Ouattara

femme en rouge

Une vue des femmes qui ont grandement perturbé la circulation hier, vers la résidence du chef de l’État

Il ne faisait pas bon d’être dans les parages de la résidence privée du chef de l’État, Alassane Ouattara, hier, mercredi 2 septembre 2015, aux environs de 15h.

C’est que plusieurs véhicules qui s’y sont retrouvés à cette heure de la journée, ont été coincés dans la circulation durant près d’une heure ; ce qui a provoqué un bouchon inhabituel depuis l’entrée de la résidence présidentielle jusqu’au rond point de Mpouto, en passant par l’hôtel du Golf. Une situation pour le moins inconfortable, qui a dû sûrement impacter le train-train quotidien du chef l’État. En fait, les automobilistes et plusieurs passagers, qui passaient par là, ont fait les frais d’une manifestation publique des femmes acquéreuses de maisons de l’opération immobilière, connue sous l’appellation de CIAD-PRIMO.

La tête et les poignets ceints de mouchoirs rouge sang, ces femmes se sont dressées sur la voie menant à l’hôtel du Golf. La barrière qu’elles ont constitué de leurs corps, empêchait toute circulation aux véhicules venant de Mpouto ou de la Riviera 3, en direction de l’hôtel du Golf. Contraints de marquer un arrêt, plusieurs automobilistes ont essayé, en vain, de négocier un passage. Face à l’intransigeance de ces femmes, visiblement en colère, ils ont dû, pour certains, faire un détour ou carrément demi-tour.

Le cortège du ministre de l’Energie, Adama Toungara, qui passait par là, n’a pas échappé à la furie de ces bonnes dames. Elles l’ont, en effet, contraint à marquer un arrêt pour s’enquérir du mobile de ce mouvement de rue. Le ministre a eu beaucoup de mal à faire entendre raison à ces acquéreuses des maisons de l’opération immobilière CIAD-PRIMO. Même la police a été mise à rude épreuve. Deux premiers agents de l’ordre, qui se sont retrouvés par hasard sur les lieux, ont tenté, sans succès, de dégager les manifestantes. Ils ont essayé, en vain, de les raisonner en espérant obtenir d’elles qu’elles libèrent la voie. Peine perdue ! Jusqu’à ce que le ministre vienne à passer par là. Au moment où nous quittions les lieux, les manifestantes bloquaient encore le passage menant à l’hôtel du Golf.

Au dire de leur porte-parole, Mme Isabelle Duezan, il s’agit, par ce mouvement de rue, de crier leur ras-le-bol devant les préjudices qu’elles subissent du fait du litige opposant deux ex-partenaires dans cette affaire, à savoir M. Babily Dembélé et Kouassi Koffi Félix dit KKF. « Kouassi Koffi Félix nous violente, nous terrorise. Il vient avec des loubards nous humilier dans nos maisons, en jetant en « kodjo » séchés dehors », a-t-elle fulminé, avant d’indiquer que toutes les femmes qui manifestent, ont acquis leurs maisons avec Babily Dembélé, alors promoteur de l’opération CIAD PRIMO. Et de faire l’historique des démarches entreprises jusque-là pour trouver solution à cette affaire. « Nous sommes allées voir l’ex-Premier ministre Konan Banny, la Première dame Simone Gbagbo en son temps. Elle avait confié le dossier à Sam Etiassé, alors préfet d’Abidjan. Le dossier était en bonne voie, et donc M.KKF ne venait plus nous fatiguer. Quand le gouvernement a changé, il est revenu à la charge. C’est à cause de lui que nous manifestons », a-t-elle expliqué. Puis, Mme Duezan a lancé ce cri du cœur :« Nous appelons à l’aide. Nous manifestons ici pour que le président de la République, qui est à côté, puisse nous entendre ; pour que notre maman, Dominique Ouattara, qui est non loin de là, puisse nous entendre ». Pour, elle, l’intervention du couple présidentiel devient urgente, vu que M. Félix Kouasssi Koffi et ses hommes sont passés pour démolir des magasins de dame Georgette Doué, il y a quelques jours, comme a témoigné la victime elle-même.

Assane NIADA

linfodrome.com

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