05242017Headline:

Côte d’Ivoire: Voici pourquoi Les trois avocats de la défense de Simone Gbagbo ont claqué la porte

Côte d’Ivoire: Les trois avocats commis d’office pour la défense de Simone Gbagbo claque la porte et exigent la reprise du procès
Les trois avocats commis d’office pour la défense de l’ex-Première dame, le Bâtonnier Claude Mentenon, Amani Kouamé et Viera Georges Patrick, ont décidé ce jour de la reprise du procès parce que des pièces manquent au dossier que le Parquet général n’arrive pas à produire.

Il s’agit des procès verbaux d’audition devant la Chambre d’accusation, de la liste des corps enlevés à la morgue du Chu de Yopougon après la marche des femmes d’Abobo, des expertises médico-légales effectuées par le Professeur Etté, des bordereaux de réception à Ivosep des corps exhumés à Anyama, des rapports de toutes les expertises médico légales, de l’acte de décès des victimes.

«Nous n’avons pas pu avoir les pièces demandées par la Défense. Il appartient à la Cour d’en tirer les conséquences, » a déclaré le Procureur général.
Face à l’incapacité du Parquet général de fournir ces pièces, la Défense a donc demandé à la Cour d’avoir une lecture humaine des textes.
«Nous demandons à la Cour de lire une fois de plus les textes. Notre responsabilité d’avocats commande que nous nous en tenions aux textes. Nous ne voulons pas être amenés à nous défendre parce que nous avec le faux,» a indiqué maître Amani Kouamé.
Malgré l’intervention du juge, la Défense a fait référence à l’article 450 du Code de procédure pénale qui dit que «Le prévenu, les autres parties et leurs conseils, peuvent déposer des conclusions. Ces conclusions sont visées par le Président et le greffier, ce dernier mentionne ce dépôt aux notes d’audience. Le Tribunal qui est tenu de répondre aux conclusions ainsi régulièrement déposées doit joindre au fond les incidents et exceptions dont il est saisi, et y statuer par un seul et même jugement en se prononçant en premier lieu sur l’exception et ensuite sur le fond. Il ne peut en être autrement qu’au cas d’impossibilité absolue ou encore lorsqu’ une décision immédiate sur l’incident ou sur l’exception est commandée par une disposition qui touche à l’ordre public».
Les articles 315 et 316 du code procédure pénal ont été également cités par la Défense.
L’article 315 stipule que «L’accusé, la partie civile et leurs conseils peuvent déposer des conclusions sur lesquelles la Cour est tenue de statuer» et quant à l’article 316, il mentionne que « Tous incidents contentieux sont réglés par la Cour, le Ministère public, les parties ou leurs conseils entendus. Ces arrêts ne peuvent préjuger du fond. Ils ne peuvent être attaqués par la voie du recours en Cassation qu’en même temps que l’arrêt sur le fond du Code de procédure pénale. »
C’est face à tous ces manquements que la Défense a demandé la reprise totale du procès pour qu’elle puisse valablement siéger.
«On ne peut transgresser la loi. Nous avons de la sympathie pour la justice. Ne nous envoyez pas à des formules toutes trouvées. Nous demandons la reprise du procès,» a déclaré la Défense.
En s’appuyant sur l’article 137 du Code de procédure pénale, la Défense a soutenu que la Cour est obligée de la suivre dans son exception.
«Notre volonté est né par le blocage du procès et notre rôle est d’assurer la défense et nous sommes obligés de faire les choses dans les règles de l’art. Il y va de notre responsabilité,» a expliqué la Défense.
Elle a par ailleurs invité le juge à rester dans la légalité et qu’il n’ai pas de honte à respecter la loi dans son fond et dans sa forme.
Malheureusement elle ne sera pas suivie par le juge qui a demandé une suspension pour délibérer.
A la reprise, le Président a rejeté les exceptions des avocats. Conséquence, ils ont quitté la salle d’audience obligeant Boiqui à mettre fin à la séance de ce jour.
Wassimagnon, Abidjan
koaci

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