05302017Headline:

Côte d’Ivoire: Wattao et Cherif Ousmane dépêchés à Bouaké , l’Etat Major menace les mutins de «sévères» sanctions disciplinaires

Côte d’Ivoire: Bouaké, Wattao et Cherif Ousmane sur place pour calmer les soldats, l’Etat Major menace les mutins de «sévères» sanctions disciplinaires

Une délégation militaire de haut rang composée des principaux “chefs de guerre” dont les influents Wattao et Chérif Ousmane s’est rendue àBouaké  dimanche pour tenter de discuter avec les soldats mécontents face à une déclaration de renonciation de leur prime diffusée jeudi soir qui a mis le feu aux poudres dans les rangs dans de nombreuses casernes du pays.

Les deux figures militaires de l’ex-rébellion, aussi respectées que craintes sont sur place, selon nos informations, à la demande expresse du président Ouattara pour, selon l’Etat Major, tenter de calmer les soldats en colère et relayer un message de fermeté à l’endroit de ceux qui continueraient de désobéir assurant par ailleurs qu’une opération militaire serait en cours pour rétablir l’ordre.

A travers un communiqué transmis dimanche à KOACI, ce dernier relate que le chef d’Etat Major a lancé à nouveau un appel aux soldats indisciplinés. Le Général Sekou Touré leur demande de “libérer immédiatement les corridors, de retourner en caserne et de déposer les armes. Tous ceux qui continueront de défier les autorités, d’entraver les activités et la quiétude des populations ainsi que le fonctionnement normal de l’Etat subiront les sanctions disciplinaires les plus sévères, telles que prévues par le Règlement de Discipline Générale.” comme relevé.

Contacté, un des soldats posté au corridor nord s’interrogera de l’exécution de la menace du CEMA. «Mais qui va nous mater si on ne renonce pas à vouloir notre argent? Nos frères d’armes avec qui on a lutté depuis et qui eux même sont dans le même cas que nous? C’est nous autre qui formons l’armée du président (Ouattara, ndlr), à part nous il a qui?» témoignera Youssouf, soldat amer face à ce qui, à l’image d’autres qui se sont exprimés en ce sens, n’hésite plus à souhaiter le départ du président Ouattara.

Dimanche matin, après deux jours de paralysie de la ville, la tension était montée d’un cran après qu’un groupe de manifestants soit allé provoquer les militaires pour leur demander de stopper leur mouvement de colère pour réclamer leur argent. Si les médias d’Etat ou proches du pouvoir ont rapporté un bilan avec des blessés, aucun témoignage en ce sens sur place en rapport avec les tirs en l’air pour la dispersion, nous en attestait.

Tout indique selon nos informations, que la tension tombée et la médiation des deux hommes forts de l’ex-rébellion en cours aurait permis l’ouverture du corridor Sud qui ouvre l’axe Bouaké-Abidjan.

koaci

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