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Côte d’Ivoire/Ce qu’il faut savoir sur le paiement des arriérés des fonctionaires depuis 2009

Pendant bien longtemps assurément, les gouvernements qui se succèderont à la tête de la Côte d’Ivoire auront du mal à accorder leurs violons avec les fonctionaires. Le tableau des « Estimations des arriérés liés au paiement partiel de l’ensemble des engagements actés de tous les secteurs depuis 2009 », démontre la visée électoraliste de l’ex-Chef de l’Etat Laurent Gbagbo. En exclusivité, Politikafrique.info met à nu les petits calculs qui se faisaient avant la présidentielle de 2010.

Une lecture approfondie de ce document suscite des interrogations. Il est curieux de constater en effet que seuls sept ministères sont concernés par ces décisions très favorables de paiement d’indemnités et de progression dans les carrières, sur la trentaine de ministères que constituait le gouvernement de Guillaume Soro.

Le choix des Douanes pour ne prendre que cet exemple était-il fortuit à l’époque ? Cette régie on se rappelle était dirigée par le Colonel Alphonse Mangly, un proche du pouvoir. Cela a-t-il milité en faveur de ce choix ? Si non, pourquoi pas les agents des ministères du Tourisme et de l’Artisanat,  de l’Agriculture ou même des Transports? Ou est-ce parce que ces départements ministériels étaient dirigés par le RDR et l’UDPCI ?

A l’exception des douaniers, les agents du ministère de l’Economie et des Finances dirigé par Charles Koffi Diby du PDCI-RDA ne rassuraient-ils pas le pouvoir Gbagbo ? Le choix des douaniers l’atteste. En tout cas, la parole est donnée dans ce dossier aux syndicalistes pour s’expliquer sur leur mutisme après la discrimination résultant de ces Décrets. Il reste à savoir également comment réagira l’ensemble restant des fonctionnaires et agents de l’Etat après le paiement à venir de ce stock d’arriérés d’indemnités.

Il est à noter par ailleurs que l’ex-chef de l’Etat n’a pas pris de Décret pour le paiement des primes de réparation pour les Magistrats qui étaient dans les ex-zones rebelles dites CNO. La raison? Parce que bon nombre d’entre eux étaient taxés de « rebelles » donc proches du RDR.

Aujourd’hui donc, le paiement de cette dette par le gouvernement d’Amadou Gon Coulibaly serait-il sans risque ? De l’avis d’observateurs, si l’on n’y prend garde cette action ouvrira, une nouvelle boîte de Pandore. Les relations entre fonctionnaires et gouvernement sont parties pour être brouillées pour longtemps encore.

Richard Yasseu et Adam’s Régis SOUAGA

Source : Rédaction Politikafrique.

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