10212017Headline:

Côte d’Ivoire:Des morts ,Non assistance aux «détenus pro-Gbagbo», l’Etat se justifie/Ce que dit le gouvernement

Depuis le cas révélé en mai dernier par KOACI d’un gendarme malade mort chaine au pied en détention dans des conditions qui ont alarmé l’opinion, des associations de défense des droits de détenus alertent sur le fait qu’à l’intérieur des prisons, certains détenus, parce que supposés proches de l’ancien régime, font l’objet de discrimination et sont privés de soins médicaux.

En réaction et sans surprise, le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme “réfute ces allégations et insinuations qui n’ont rien à voir avec la réalité.”

Dans un communiqué en notre possession, il indique que toutes les prisons de Côte d’Ivoire sont dotées d’infirmeries avec un personnel médical qualifié.

“Ces infirmeries reçoivent régulièrement tous les détenus malades, sans aucune discrimination. Ceux dont l’état de santé requiert une évacuation sanitaire sont référés vers les différents centres hospitaliers du pays,” précise-t-on dans ce communiqué du ministère de la justice et des droits de l’homme signé du Directeur de l’Administration Pénitentiaire, le Magistrat hors hiérarchie, Koffi Kongoué Joachim.

Le Magistrat hors hiérarchie rappelle, en outre, que les organisations telles que le CICR, Expertise France, Secours Médical Islamique, apportent un appui aux différentes prisons, dans le domaine de la santé, de l’hygiène et de l’assainissement et ont la possibilité d’alerter l’opinion nationale et internationale sur toutes formes de discrimination envers les détenus.

Au delà des cas ce certaines personnalités politiques de premier plan tels Assoa Adou ou Justin Koua, le nombre total de personnes en rapport avec la crise post-electorale, l’ancien régime ou supposées proches de ce dernier, détenues dans les prisons ivoiriennes n’est pas officiellement connu.

En juin dernier, pour la première fois depuis son arrivée au pouvoir en Côte d’Ivoire, une manifestation de dénonciation de morts en détention et de prisonniers politiques était organisée à Paris devant la résidence du chef de l’Etat ivoirien. Elle n’avait pas fait l’objet d’intervention des forces de police française pour sa levée.

Wassimagnon, Abidjan

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