07222017Headline:

Côte d’Ivoire:Détenu à la prison Dabou: Des confidences sur Hubert Oulaye

oulai fpi

Cela fait pratiquement une semaine que le président du Comité de contrôle du Front populaire ivoirien (Fpi), Pr Hubert Oulaye est détenu à la prison civile de Dabou.

L’ex-ministre de la Fonction publique de Laurent Gbagbo, est logé à la cellule des assimilés. Et, il était interdit de visite jusqu’au vendredi 8 mai 2015 où certains de ses camarades militants ont pu le voir. C’est le cas de Jean Jacques Akpro, un responsable de la jeunesse du Fpi. Il nous a fait des confidences sur sa rencontre avec le baron de l’ex-parti au pouvoir. « J’ai pu rencontrer mon frère. Lorsqu’il m’a vu, il m’a embrassé très fort tout en laissant un petit sourire. Puis, il m’a dit : ” je suis là. Tenez bon !” J’ai aussitôt versé des larmes. Il avait un moral de fer », a rapporté Jean Jacques Akpro. Le samedi 9 mai 2015, lorsque nous avons fait un tour au niveau de l’administration pénitentiaire de Dabou. Nous avons été surpris par le dispositif sécuritaire très renforcé depuis l’arrivée d’Hubert Oulaye. Des sacs de sable superposés à l’entrée principale donnent l’impression d’un champ de guerre.

Par ailleurs, les militants du Fpi ne sont pas indifférents à la situation difficile que traverse leur camarade à la prison civile de Dabou. Le samedi 9 mai 2015, le fédéral du Fpi, Atchori Gnagne François, a initié une rencontre expresse afin de tisser un cordon de solidarité autour du pensionnaire de la prison civile. Tous les responsables de section des villages, des patriarches tels que Akmel Meless Natanaël de Bouboury et Serge Agnéro, la jeunesse, la Secrétaire nationale de l’Organisation des femmes du Front populaire ivoirien (Offpi), Adèle Nikpi, la fédérale Offpi, Mme Agnéro Philomène, ainsi que Gbaloua René de la Cellule des enseignants du Fpi, ont répondu présent. Des cotisations ont été levées afin de faire régulièrement à manger au détenu quel que soit le temps qu’il durera à la prison civile. « Nous allons rendre massivement visite à notre frère. Nous allons l’assister, lui apporter notre chaleur pour lui signifier que le combat continue. Notre frère a été jeté injustement en prison. C’est le président Affi qui veut prononcer ainsi l’oraison funèbre du Fpi, mais il n’y parviendra pas. Qu’il sache que Dabou est le berceau du Fpi et Hubert Oulaï ne sera pas abandonné », a martelé le fédéral Atchori Gnagne au cours de cette rencontre qui a duré près de 3 heures.

Norbert NKAKA (Correspondant régional)

 linfodrome.com

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