03252017Headline:

Côte d’Ivoire:Le gouvernement reconduit sous Ouattara fait beaucoup jaser /les Raisons

ministre

Premier Conseil des ministres pour Ouattara

Après la période électorale, place aux choses sérieuses pour Alassane Ouattara qui a présidé hier, le premier Conseil des ministres de son second mandat. Nord-Sud Quotidien qui revient sur la question met en avant les résolutions de cette réunion gouvernementale. « 24 heures après sa prestation de serment: les premières décisions de Ouattara », barre à sa Une le quotidien. Ces décisions selon le journal portent notamment sur l’organisation des élections locales. A en croire le porte-parole de l’équipe gouvernementale, Bruno Koné, la date du scrutin sera fixée après « apurement de la liste électorale ». « Depuis 2009 que cette liste a été établie, il n’a été relevé que 1200 décès dans un pays où le taux de mortalité est de 1,2%. Nous devons être aux environs de 500.000 morts sortis de ce fichier électoral », a fait savoir le collaborateur du chef de l’Etat.

Pour ce premier Conseil des ministres, Alassane Ouattara avait autour de lui l’équipe gouvernementale qui l’avait accompagné ces dernières années. Ce non-changement est expliqué par Le Mandat. « Maintien du gouvernement: les raisons profondes du choix de Ouattara », titre le journal. « ‘’On ne change pas une équipe qui gagne’’, dit-on. C’est ce qu’on retient du premier Conseil des ministres du président Ouattara après sa brillante réélection au soir du 25 octobre. Selon des sources, M. Ouattara ne voudrait pas briser l’ élan et la dynamique. Autrement dit, l’état d’esprit des membres du gouvernement et leurs cabinets respectifs », fait savoir le quotidien.

Ce Conseil des ministres, Lg Infos en parle également. Cependant, le journal déplore le fait que l’équipe ait été reconduite. « Premier Conseil des ministres: que du réchauffé! », écrit en manchette le journal. « Ceux qui ont porté leur choix sur le mentor du RDR et qui espéraient un changement sont à se mordre déjà les doigts », commente le quotidien.

Après cette réunion gouvernementale, le chef de l’Etat devrait quitter le pays. C’est sur son programme à l’extérieur que Le Patriote choisi de se pencher. « Après sa victoire à l’élection du 25 octobre: Ce que Ouattara va faire en France », peut-on lire à la Une du journal. « Après plusieurs mois de dur labeur et surtout de campagne, le gouvernement de Côte d’Ivoire a été autorisé par le président de la République à prendre quelques jours de repos. Alassane Ouattara qui est annoncé en France profitera de ces deux semaines de congés pour participer à plusieurs sommets mondiaux », indique le quotidien. Ces sommets sont notamment liés au climat et à la vie de l’Union monétaire ouest-africaine (UEMOA).

Le gouvernement illégal

Les journaux proches de l’opposition campent toujours sur l’élection du président de la République. « Présidentielle / les aveux d’un observateur de l’U.A : ”ce qui s’est passé en Côte d’Ivoire n’est pas une élection », lit-on à la Une de Le Temps. « Ce qui s’est passé en Côte d’Ivoire n’est pas une élection. C’est tout sauf une élection. C’est une forfaiture. Il va falloir trouver un jour, un mot pour qualifier cela. Partout où nous sommes passés, il n’y a pas eu d’élection. Les populations avaient peur, les gens étaient menacés. On ne sait pas pourquoi. Certains bureaux de vote ressemblaient même à des Qg de campagne du candidat du parti au pouvoir. C’est du jamais vu dans une élection », rapporte le quotidien.

N’empêche, le candidat en question a été proclamé vainqueur et investi. Dans tout ce processus, La France et l’Ue se sont tenues à l’écart, à en croire Le Quotidien d’Abidjan qui barre à la Une. « Élection-résultats-investiture de Ouattara : le silence glacial de l’Élysée qui fait trembler le régime ». Le journal écrit que, comparativement à l’investiture de Ouattara en 2011 qui a drainé du monde, 10 mille invités à Yamoussoukro dont des chefs de l’État, en particulier Nicolas Sarkozy « pour donner à la fête une allure de victoire militaro-politique qui avait permis l’humiliante destitution de Laurent Gbagbo », « cinq ans après, c’est un autre décor. Si au cours de cette cérémonie du 3 novembre 2015, Alassane Ouattara s’est flatté d’avoir accompagné l’apaisement des élections, la joie ne fut pas au rendez-vous, malgré l’aveu d’un bout de phrase pour le moins révélateur. La raison est que « la France s’est toujours opposée à une élection présidentielle organisée dans un environnement hostile aux principes de démocratie », fait savoir le quotidien.

Au sujet de la prestation de serment de Ouattara et de l’avenir de la Côte d’Ivoire, Me Faustin Kouamé s’est lâché dans une interview à L’Inter. Ce dernier estime que la reconduction du gouvernement de façon tacite ne s’est pas faite selon les normes. « …L’expiration des pouvoirs du pouvoir du président de la République sortant emporte, par ricochet, ceux du gouvernement ». Selon lui, même si Ouattara devrait reconduire son gouvernement, il aurait fallu que ledit gouvernement démissionne d’abord.

Pour sa part, Notre Voie informe que « 10 jours après l’élection présidentielle : un ex-leader de la Fesci fait des propositions à l’opposition », à travers une lettre ouverte. Il s’agit de Serge Koffi, ancien secrétaire général de la Fesci. Il demande au président du Fpi, Pascal Affi N’guessan de rechercher toujours le dialogue avec ses camarades qui sont opposés à sa vision. « Allez-y sans cesse vers vos camarades du Fpi qui ne partagent pas votre vision et expliquez-leur la logique qui sous-tend votre approche », a demandé Serge Koffi

linfodrome

Comments

comments

What Next?

Recent Articles

Leave a Reply

Submit Comment