08182017Headline:

Côte d’Ivoire:le ministre Hamed Bakayoko justifie l’impunité accordée aux “microbes”

Le ministre d’Etat, ministre de la Sécurité et de l’Intérieur Hamed Bakayoko, était hier au 21e arrondissement d’Abobo derrière rails. Il était allé s’enquérir du bilan de l’Opération “Epervier 2” lancée dans cette commune le 31 mai dernier. Et à cette occasion, il a justifié dans des termes clairs, les raisons pour lesquelles le gouvernement ne traite pas avec fermeté, la question des “microbes”. Larges extraits.

« L’opération a démarré depuis 2 ans avec un axe d’effort depuis 2 semaines à Abobo. Les résultats à nous présentés par le chef du district, le commissaire Timité Vassindou, nous inclinent à vous adresser nos félicitations, à vous dire bravo pour votre mobilisation et votre engagement. Les résultats sont concrets.

Près de 580 personnes interpellées, une quarantaine de fumoirs détruits, 3 champs de cannabis détruits, des armes, des couteaux, environ 300, des armes à feu, donc des éléments concrets pour permettre de réduire la criminalité, de réduire la capacité de nuisance des délinquants. Je vous engage à ne pas baisser les bras.

“A cet âge-là, quand vous les enfermez dans les prisons, ils se radicalisent et ils deviennent des bandits plus dangereux”

Nous devons maintenir la pression. Notre rôle est d’assurer la paix et la sécurité de nos concitoyens et particulièrement à Abobo. A Abobo, nous avons un défi. Le défi de relever le niveau de la sécurité mais aussi le défi du ressenti des populations du manque de sécurité. Ce sentiment d’insécurité, nous devons le relever.

Impunité

Il y a eu le phénomène des enfants en conflit avec la loi que nous refusons d’appeler enfants microbes parce que c’est une façon de les stigmatiser qui ne permet pas de résoudre le problème durablement. A cet âge-là, quand vous les enfermez dans les prisons, ils se radicalisent et ils deviennent des bandits plus dangereux. En coordination avec le comité de coordination et de suivi de la réinsertion.

Nous travaillons à ce que ces enfants mis à leur disposition soient mis dans des centres de resocialisation. Parce que ces enfants sont avant tout eux-mêmes des victimes de la crise parce qu’ils n’ont connu que ça. Des couteaux, des armes à feu, leurs parents souvent eux-mêmes ex-combattants qui sont en difficulté, ils n’ont pas de repère.

Certes, nous devons les empêcher de nuire mais nous devons leur donner aussi un avenir. Nous allons continuer tous les programmes de réinsertion, tous les programmes de resocialisation, faire en sorte que ces enfants ne soient pas un danger pour la commune d’Abobo. Je vais vous demander de relever ce défi. Si on relâche, les bandits reviennent.

Nous devons maintenir la pression, nous devons les traquer. Mais je vous assure, vous aurez la reconnaissance de la nation, la reconnaissance des populations ».

bonsoirafrique

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