02212018Headline:

Côte d’Ivoire:Réforme de la Cei : L’opposition prépare un coup/ce qu’il faut savoir

L’opposition ivoirienne n’est pas d’accord avec la volonté unilatérale de Ouattara, d’organiser les municipales, régionales et sénatoriales avec loi n°1014-335 du 4 mai 2014 portant composition, organisation, fonctionnement et attributions de la Commission électorale indépendante (Cei). Dans la perspective d’une action concertée contre cette décision, la plateforme, Ensemble pour la Démocratie et la Souveraineté (Eds) a rencontré, l’Union pour la République et la Démocratie (Urd) de Danielle Bonie Claverie. Les deux organisations ont arrêté le principe d’agir ensemble. Obtenir de l’opposition d’agir ensemble et avoir une portée d’action plus grande. Voilà ce qui fait courir la plateforme « Ensemble pour la Démocratie et la Souveraineté » (Eds) dont le président, le professeur Georges-Armand Ouégnin, à la tête d’une importante délégation, a rencontré, mercredi 17 janvier 2018, à sa résidence de la Riviera 3, Danielle Boni-Claverie, présidente de l’Union pour la République et la Démocratie (Urd). La présidente de l’Urd était entourée pour l’occasion, des cadres de son parti. La rencontre introduite par le porte-parole de circonstance de Eds, Kokora Téti , a permis aux deux camps de procéder à l’analyse de la situation politique de Côte d’Ivoire. Particulièrement en ce qui concerne la volonté unilatérale de Ouattara d’organiser les municipales, régionales et sénatoriales dans le courant de l’année 2018. Et ce, au moyen de la loi n°1014-335 du 4 mai 2014 portant composition, organisation, fonctionnement et attributions de la Commission électorale indépendante (Cei) Dans leur analyse croisée, Eds et l’Urd se rejoignent en estimant qu’il faut travailler à obtenir la réforme de ladite loi. Surtout que la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (Cadhp), dans un arrêt, a déclaré non conforme au droit international l’institution. Et estime que la Cei dans sa version actuelle, ne peut entreprendre l’organisation « d’une quelconque élection sans avoir été réformée en profondeur ». Les deux anciens ministres de Laurent Gbagbo veulent donc agir côte à côte pour que la réforme soit faite. Au-delà du principe de définir des actions concrètes et précises à mener ensemble, les deux parties ont convenu de trouver la forme dans laquelle toutes les collaborations politiques vont se dérouler dorénavant. Dans cette double perspective, une prochaine réunion va se tenir en comité restreint composé des représentants des deux structures. La rencontre devrait faire d’une pierre deux coups. Primo sceller un accord de partenariat dont la procédure était pendante depuis quelque temps et secundo définir les points communs d’actions, les esquisses de propositions et la stratégie d’actions pour les deux parties. Après cette réunion cruciale, Eds et l’Urd devront se retrouver pour faire le point et passer aux actes.

Échanges Eds-Mfa

Avant la rencontre de chez Danielle Boni-Claverie, Georges-Armand Ouégnin était chez Anaky Kobenan, président du Mouvement des Forces d’Avenir.Au terme de la rencontre, les deux camps se sont accordés sur le principe d’agir de concert pour exiger du pouvoir que les élections se fassent de façon équitable. A cet effet, un comité de travail a été mis sur pied, constitué des cadres des deux organisations. Ce groupe devra conduire rapidement des réflexions, proposer des actions, définir une stratégie et convoquer une dernière rencontre afin de lancer le mouvement. La réunion des forces de l’opposition qui s’est déroulée, au siège du parti du président Anaky kobenan sis à la Riviera 3, est à l’initiative de la plateforme Eds qui a demandé et obtenu d’être reçue. Les échanges introduits par l’ancien ministre du président Laurent Gbagbo ont permis d’analyser « de long en large », la déclaration d’Alassane Ouattara, particulièrement, celle qui fait état de l’organisation des municipales, des régionales et des sénatoriales. Et c’est tout logiquement que les débats se sont cristallisés autour la commission électorale indépendante (Cei). La Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples ayant décidé que « la Cei ne peut prétendre organiser une quelconque élection sans avoir été reformée en profondeur », l’opposition entend faire en sorte que le gouvernement exécute cet arrêt, pour mettre la Cei en conformité avec le droit international, singulièrement avec la Charte africaine des élections et la démocratie. Selon ce qui ressort des discussions l’opposition dit disposer d’au moins trois raisons d’agir : la première morale, les deux autres juridiques. En effet selon des arguments développés au cours des échanges, la raison morale relève de ce que, Youssouf Bakayoko est encore président de la Cei. « Cela consacre l’échec de l’opposition. Voilà un monsieur dont l’action s’est soldée par la guerre, qui a cassé le canari et à qui se trouve toujours confié le canari », s’est offusqué un participant. Allusion fait à la forfaiture inédite de Youssouf Bakayoko, qui a soustrait les documents électoraux du siège de la Cei, pour se retrouver au siège du candidat Ouattara qu’il a proclamé vainqueur. Les deux raisons de droits sont constituées de l’arrêt de la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples qui invalide la Cei « discriminatoire pour l’opposition » et une résolution de l’Onu qui demande que soit élaborée une nouvelle Cei. Bref, accord parfait sur les arguments, sur le principe d’agir ensemble et sur l’urgence d’action à l’issue de la rencontre initiée le Pr Georges-Armand Ouégnin. Qui continue la croisade pour rallier toutes les forces significatives en vue d’une grande action concernée.

Enise Kamagaté

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