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Coup d’Etat avorté Au Burkina: un autre “mandat d’amener”, Soro cité à comparaitre devant la justice à Ouagadougou

soro avion

Le président de l’Assemblée nationale ivoirienne, Guillaume Soro, est “cité’’ dans le coup d’Etat manqué du général Gilbert Diendéré en septembre au Burkina, et devra “comparaitre devant le juge’’, a déclaré mercredi à Ouagadougou, le directeur de la justice militaire, le colonel Sita Sangaré.

“Dans le cas de M. Guillaume Soro, nous ne le voyons pas comme le président de l’Assemblée nationale de la Côte d’Ivoire, nous le voyons comme un individu dont le nom a été cité dans la procédure pendante devant nos cabinets d’instruction’’, a affirmé M. Sangaré, faisant le point de l’évolution des procédures judiciaires en rapport avec le putsch manqué, lors d’une conférence de presse qu’il a conjointement animée avec le procureur militaire, le Lieutenant-Colonel Norbert Koudougou.

M. Soro est accusé d’être impliqué dans le coup d’Etat manqué de septembre au Burkina depuis la diffusion le 12 novembre sur Internet d’un enregistrement sonore présenté comme une conversation entre lui et Djibril Bassolé, l’ancien ministre des Affaires étrangères de Blaise Compaoré, discutant des moyens d’éviter l’échec du putsch du général Diendéré.

L’ex-Premier ministre ivoirien a qualifié dans les premiers moments, cet enregistrement sonore de « grossier » et de “Fake’’ (faux en anglais) avant d’être contredit quelques jours plutard par le Premier ministre burkinabé Isaac Zida qui l’a plutôt jugée “authentique’’.

Depuis, l’affaire continue de faire polémique. Et la presse ivoirienne en fait presque chaque jour ses sujets favoris.

Face aux journalistes, le Lieutenant-Colonel Koudougou a précisé que la bande a été “transcrite’’ et mise “sous scellée’’, ajoutant toutefois que son “authentification n’a pas encore commencé’’.

“Lorsque les juges vont exploiter les écoutes, il apparait normal qu’ils s’intéressent à Soro et à tous ceux qui sont concernés. Ils seront certainement amener à comparaitre devant le juge pour s’expliquer’’, a conclu M. Sangaré.

Serge Alain KOFFI

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