07262017Headline:

CPI /Affaire le procureur contre Gbagbo: Des complices de Bensouda tombent/toute la verité

juges cpi

Me Emmanuel Altit, avocat principal de Laurent Gbagbo réalise un grand coup. Suite à une requête,les juges Sylvia Fernandez De Gurmendi et Christine Van Den Wyngaert ont été purement et simplement chassés de la chambre d’appel de la cour pénale internationale (CPI). Ces magistrats se sont rendus coupables d’obstruction à la justice. “Suite à l’obstruction des juges Sylvia Fernandèz de Gurmendi et Christine Van Den Wyngaert, le procureur, affecte de façon temporaire les juges Ozaki et Chung à la chambre d’appel de la CPI”. Cette décision de la CPI du 7 juillet 2016 n’est pas cher payée pour ces deux magistrats selon les observateurs du procès de la recolonisation.

C’est d’autant plus juste que c’est la moralité des magistrats qui est mise en cause. L’obstruction ou l’entrave à la justice est un délit très grave qui peut provoquer la radiation d’un magistrat dans d’autres juridictions. Et surtout que Sylia Fernandèz de Gurmendi et Christine Van Den Wyngaert sont des récidivistes. Ces deux magistrats ont déjà donné par le passé un coup de pouce au bureau du procureur au moment où celui-ci peinait à prouver le plan commun constitutif des crimes contre l’humanité.

Sylvia Fernandèz de Gurmendi, alors juge-Présidente de la chambre préliminaire de la CPI en 2013 avait demandé au bureau du procureur de reprendre les enquêtes pour donner plus de crédit au document des charges. Ce qui a été qualifié d’acte de complicité entre les juges et le bureau du procureur par les observateurs honnêtes. L’ex-juge allemand Hans Peter Kaul de la CPI s’opposant à la décision de la magistrate avait milité pour l’arrêt des poursuites contre Laurent Gbagbo pour insuffisances de preuves. Mais, il n’a pas été suivi dans sa requête. L’imposture avait conduit le juge allemand à démissionner de la CPI avant de perdre la vie dans des circonstances non élucidées jusqu’à ce jour.

LE PARTI PRIS DE COUR PENALE INTERNATIONALE (CPI)

Un regard dans le retroviseur permet de comprendre ce qui se trame à la CPI. Louis Moreno Ocampo, ex-procureur de la CPI qui a passé le flambeauà Fatou Bensouda fut le premier à dévoiler le complot contre Laurent Gbagbo. “j’ai l’honneur de vous adresser mes sincères félicitations ainsi que celles de mes collaborateurs pour votre nomination à la présdence de l’Assemblée nationale “, extraire de la correspondance de l’ancien procureur de la CPI adressé à Guillaume Soro. Une preuve palpable de la collusion entre les autorités ivoiriennes et la CPI. Comment Louis Moreno Ocampo, procureur de la CPI pouvait-il oser un tel acte sans créer un conflit d’intérêt dans le procès de Laurent Gbagbo ? Son amitié avec l’ex chef de la rébellion accusé de crimes contre l’humanité par des organisations de defense de droit de l’Homme est-elle compatible avec la mission d’intérêt général à lui confiée par la CPI ?

Un gros scandale. Louis Moreno Ocampo n’a jamais été récusé par la CPI pour cet acte. L’on comprend dès lors pourquoi Guillaume Soro et ses ex chefs de guerre n’ont pas jusqu’à ce jour pas été inquiété par une cour qui se montre partial depuis le début. Le parti pris de la CPI entache la crédibilité du procès. Fatou Bensouda qui succède au procureur argentin consacre à la tradition de la cour dont l’objectif est de maintenir Laurent Gbagbo dans les liens de la détention. La CPI a mis la charrue avant les bœufs. Laurent Gbagbo a d’abord été déporté à la haye avant que le bureau du procureur ne recherche les preuves.

Un vice de procédure qui constitue un abus de pouvoir. Conformément à l’article 55 du statut de Rome, le procureur a l’initiative de la poursuite ” Le procureur peut ouvrir une enquête de sa propre initiative au vu des renseignements concernant des crimes relevant de la compétence de la cour “. Si l’article 55 du statut de Rome susvisé reconnait au procureur l’initiative de la poursuite,en revanche,il doit ” vérifier le sérieux des renseignements reçus “. Malheureusement,c’est sur la base des ragots sortis tout droit de la rue Lepic siège du Rassemblement des Républicains (RDR) que l’accusation se fonde pour soutenir les allégations du plan commun dont Laurent Gbagbo est accusé. Une autre attitude qui ne garantit en rien la crédibilité du procès.

Le bureau du procureur a l’obligation d’enqueter à charge et à décharge. Dans sa volonté d’accabler un seul camp et de tronquer la vérité, l’étau s’est refermé sur Fatou Bensouda. Manquant de preuves contre Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé, c’est le fusil sous le tempe que l’accusation veut arracher des aveux à certains témoins. Ce fut le cas de Jean Noél Abéhi, une autre forfaiture. Le témoignage est un acte libre. Ajouté a tout ce qui précède, le huis clos imposé par la cour, que reste t-il de crédible à ce procès moin des caméras est la preuve qu’un complot est ourdi contre Laurent Gbagbo par la CPI et ses soutiens occidentaux. La vacuité du dossier saute aux yeux et le monde entier découvre chaque jour un peu plus la supercherie.

Tous les témoins que le procureur a sortis jusqu’à ce jour ont donné la preuve que l’accusation n’a rien contre l’ex-Président ivoirien. Les juges commis à la difficile tâche de juger un innocent l’ont aussi compris. Et décide de se cacher derrière un huis clos dans l’espoir de paraître moins ridicule. Mais à la fin, c’est le contraire qui risque de se produire, le discrédit de la CPI, à moins la juridiction tente de sauver similaires au débarquement des deux juges de la Cour d’appel. Des actes dont le plus honorable sera l’arrêt de cette parodie de procès ou l’acquittement à son terme des prévenus.

Source: Le Quotien d’Abidjan n 1794

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