07202017Headline:

CPI-Audience de Gbagbo: le témoin 108 affirme que Gbagbo a rendu visite à Maguy le Tocard à Yopougon.

Comme annoncé, les questions au témoin 108 de l’accusation d e Laurent Gbagbo  et Charles Blé Goudé ont débuté lundi matin à la cour pénale internationale (CPI).

Membre des chefs du quartier Doukouré  de la commune de Yopougon  à Abidjan, il a affirmé que  s’était rendu dans un parlement  de Yopougon  situé dans sa zone et évoqué les « milices » de « Maguy le Tocard », comme relevé par KOACI.COM.

Sans reconnaitre lui-même l’avoir vu, le témoin a affirmé que Laurent Gbagbo  était venu au parlement  « service technique » de Yopougon  sans pour autant être en mesure de fixer le tribunal sur la date. Il s’en est remis à l’observation d’un cortège selon lui, du président, en direction du parlement.

« D’où tirez-vous vos sources pour affirmer que Gbagbo était sur le site ? C’était tout prêt, tout Yopougon  était au courant, tout le monde en parle, moi je n’étais pas là-bas mais à son passage j’étais en bordure de la route » a répondu le témoin en réponse à une interrogation du juge président.

Au sujet du parlement, il précisera que c’étaient « les wè ,les attié et les bété qui allaient au parlement  du service technique de la CIE de Yopougon»

Le témoin enchainera en mentionnait un adjudant de Marine « Tapé » dont un élément de son équipe venait lui expliquer qu’ils embarquaient des gens avant de les jeter en pleine mer. « Mais on se demandait s’il était drogué » précisera le témoin.

Avant la pause déjeuner, le témoin sera interrogé au sujet de «Maguy le tocard  » présenté par l’accusation comme un chef de milice pro-Gbagbo.

« Les jeunes nous disaient que Maguy le Tocard recrutait les jeunes pour 25 mille francs, pour se faire enrôler et pour leurs formations. Il avait son bureau collé au 16ème arrondissement, y’avait un espace, c’est là où il faisait la formation militaire, j’y ai moi-même parfois assisté. Ils avaient des lances roquettes et des kalachnikovs. Avec ces armes ils poursuivaient les rebelles, juste quand la crise s’est déclenchée. » s’est exprimé à ce sujet le témoin.

Il affirmera la présence d’un formateur de la garde présidentielle « dont je ne connaissais pas son nom » et estimera que le groupe entrainé comptait « 400 ou plus » jeunes « de 18 ans à 35 ans. »

Amy Touré, Abidjan

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