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Cpi; Avant la libération de l’ancien Vice-président de la Rdc: Voici ce qui s’était passé entre Bemba et Gbagbo

La libération surprise et retentissante de Jean-Pierre Bemba Gombo, ancien Vice-président de la République démocratique du Congo (Rdr), pourrait produire un effet domino, c’est-à-dire une séquence similaire, sur son ancien compagnon de détention, Laurent Gbagbo.

En tout cas, c’est qui ressort d’une projection faite, le dimanche 17 juin 2018, par François Soudan, Directeur de la rédaction de Jeune Afrique (J.A). Invité sur les antennes de Radio France internationale (Rfi), il a indiqué que la libération de Jean-Pierre Bemba est de bon augure pour Laurent Gbagbo dont la défense a été autorisée à plaider l’acquittement à partir du 10 septembre 2018. « La libération de Jean-Pierre Bemba est de bon augure pour Laurent Gbagbo », a mentionné M. Soudan, ajoutant que « Laurent Gbagbo, ses partisans et sa défense espèrent ».

François Soudan apprend que la libération de M. Bemba a été très bien accueillie par l’ancien chef de l’État ivoirien, de sorte que les deux détenus et leurs femmes ont déjeuné ensemble avant la sortie, le 15 juin 2018, de l’ex-Vice-président de la Rdc. « Laurent Gbagbo a été très heureux de la libération de Jean-Pierre Bemba qui était son compagnon de détention depuis 6 ans », révèle Soudan. Qui poursuit : « Quelques jours après l’annonce du verdict, justement, ils ont déjeuné à quatre. Laurent Gbagbo, Jean-Pierre Bemba, Nady Bamba, l’épouse de Laurent Gbagbo et Liliane Bemba, l’épouse du leader du Mlc. Donc, cette libération est un signal positif pour la défense de Laurent Gbagbo, dans la perspective du 10 septembre 2018 ». M. Soudan croit savoir que « des partisans de Laurent Gbagbo ont affrété plusieurs dizaines de bus pour assister, éventuellement, à sa libération et à la célébrer ». Pour lui, « l’audition des 82 témoins du procureur, avant même de présenter ceux de la défense, n’a pas donné grand-chose, en tout cas, pas de preuves suffisantes de la culpabilité de Laurent Gbagbo ».

Il a, par ailleurs, pointé « l’illisibilité» des procédures de la Cpi, 20 ans après sa création. Il en conclut que Laurent Gbagbo a beaucoup de chance de recouvrer la liberté, à l’instar de Jean-Pierre Bemba, à la lumière de la faiblesse voire de la légèreté des preuves ou de l’absence totale de celles-ci dans ce procès».

Invité encore en octobre 2017, sur ces mêmes antennes de Rfi, François Soudan avait fait une importante révélation concernant la libération de Laurent Gbagbo. Il avait notamment prédit que Laurent Gbagbo sera bel et bien libéré malgré la dernière décision de la Cour de lui refuser la liberté provisoire. « Malgré la récente décision de la Cpi, je maintiens mes informations, Laurent Gbagbo sera libéré d’ici la fin de l’année 2017 ou début 2018 », avait-il affirmé.

Signalons que le 15 juin 2018, Jean-Pierre Bemba Gombo a été mis en liberté provisoire sous conditions spécifiques sur le territoire du Royaume de Belgique. Beaucoup, aujourd’hui, font donc la comparaison entre le cas de Jean-Pierre Bemba et celui de Laurent Gbagbo, en détention depuis près de 7 ans et jugé depuis 2016, également pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Ses avocats soutiennent, depuis le début, que le dossier d’accusation est vide et ils ont déjà présenté 13 demandes de remise en liberté provisoire qui ont toutes été rejetées par la Cour.

Joint par Rfi, le 11 juin 2018, peu après l’annonce de sa libération, Me Habiba Touré, l’une des avocates de Laurent Gbagbo, pense, par conséquent, que le cas de Jean-Pierre Bemba servira de jurisprudence. « C’est surtout une remise en question du mode opératoire de l’accusation et non du bureau du procureur puisque jusqu’à preuve du contraire, c’est le bureau du procureur qui a la charge de la preuve. Donc, ce qui est gravissime dans ce type de procédure, c’est que monsieur Bemba a fait quand même dix ans de détention. Dix ans pour rien. Dans le cas du président Laurent Gbagbo, on en est à peu près à la même chose, c’est-à-dire qu’il y a un certain nombre de témoins – plus de 80 témoins de l’accusation qui sont passés – sans que l’on puisse relier ces témoins et les faits qu’ils ont pu évoquer à la personne du président Laurent Gbagbo ou de Charles Blé Goudé et même, aux faits qui leur sont imputés. Donc, en ce sens-là, effectivement, la décision rendue en droit dans le dossier Bemba est une jurisprudence qui pourrait servir la défense », a spécifié Me Habiba Touré.

 

 

 

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