08182017Headline:

Cpi : “Depuis Akouédo, j’ai entendu le bombardement du marché d’Abobo”, soutient un témoin (Sergent au Bataillon d’Artillerie Sol-Air)

Le Sergent Sékongo Zié (Sergent au Bataillon d’Artillerie Sol-Air, au nouveau camp d’Akouédo) était le témoin du procureur de la Cpi, le mardi 27 juin 2017, face à Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé. Tireur de pièces d’artilleries au moment de la crise postélectorale, pour le compte des FDS, le sous-officier a été invité à témoigner sur l’affaire du bombardement du marché d’Abobo.

À la question de Me Garcia (le substitut du procureur Fatou Bensouda) de savoir si, à sa connaissance, le marché avait été effectivement bombardé, le sous-officier répond par l’affirmatif.

Le juge-président lui demande alors de retracer pour la chambre, le film du bombardement. Le témoin explique à la cour qu’il n’avait pas participé ni assisté au bombardement, en personne, mais qu’il avait entendu la déflagration depuis le nouveau camp d’Akouédo où il était en poste ce jour-là. « C’est du camp commando d’Abobo qu’est parti l’obus qui bombardé le marché. C’est vrai que j’ai participé à des missions dans ce camp, mais, ce jour-là, je n’y étais pas. J’étais de garde au nouveau camp d’Akouédo (Route de Bingerville. Ndlr). Et c’est depuis là-bas que j’ai entendu la déflagration de l’obus qui est tombé sur le marché d’Abobo. C’est un l’obus du canon d’un Mortier 120 mm. La puissance de l’explosion était telle que la terre a tremblé», a-t-il lâché.

Lorsque le juge-président lui demande comment il fait pour être sûr que l’explosion provenait effectivement d’un bombardement du marché d’Abobo, et surtout, pour reconnaitre le calibre de l’arme utilisé, le sous-officier se perd dans ses réponses. Dans un premier temps, il soutient que le soldat qui a bombardé le marché est entré à la base (au BASA) deux jours après le bombardement. Et que c’est ce dernier qui aurait avoué. «Il l’a avoué. Il a dit avoir bombardé le marché, parce que le commando invisible s’y était réuni », a-t-il répondu. Non satisfaite de cette réponse, l’accusation lui lit sa déposition. « Non Monsieur le témoin. Dans votre témoignage, vous avez confié aux enquêteurs que, quelques heures après le bombardement du marché, un de vos collègues a joint par téléphone, un militaire présent au camp commando d’Adobo. Et que c’est ce dernier qui vous a confirmé ce bombardement du marché, en raison d’une présence du Commando invisible. C’est bien cela la vérité ? », l’a interrogé l’accusation.

« Oui ! C’est la vérité. Pour ce qui est de l’arme, je l’ai reconnue par la puissance de l’explosion. En effet, seuls le mortier de 120 mm et un char peuvent produire une telle détonation », a répondu le témoin.

Jean-Hubert Koffo

afrikipresse.fr

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