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Cpi dernier jour de l’audience,Blé Goudé “j’attends les preuves où j’ai dit aux ivoiriens d’allé tuer les ivoiriens”

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Voici quelques extraits de ses propos

Aujourd’hui, le 2 octobre 2014, a pris fin l’audience de confirmation des charges dans l’affaire Le Procureur c. Charles Blé Goudé devant la Chambre préliminaire I de la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye (Pays-Bas). Comme prévu, Charles Blé Goudé accusé d’avoir commis des crimes contre l’humanité a parlé. Voici quelques extraits de ses propos.

Dans son propos, Blé Goudé a commencé par s’interroger sur la coïncidence des dates.  « Madame la présidente, cela fait 12 ans jour pour jour que  nous sommes descendus dans la rue pour dire non aux armes (02 octobre 2002, ndlr). Voici que ce 02 octobre 2014 je suis devant vous pour qu’on me traite de génocidaire, de criminel… »

« J’attendais qu’on me juge pour des crimes contre l’humanité. Mais je suis étonné qu’on me juge pour mes rapports avec Gbagbo Laurent. Mais je veux voudrais vous sure que je ne suis pas le seul à avoir eu des rapports avec le président Gbagbo. Hamed Bakayoko fréquentais Gbagbo. Soro guillaume fréquentais Gbagbo Laurent peut-être plus que moi», affirme le proche de Gbagbo.

« J’avais espéré que cette audience serait l’occasion pour l’accusation de me donner tort. loin des rapports de la presse et de certains ONG, »

« J’ignore quand prendra fin la procédure, mais j’attends les preuves où j’ai dit aux ivoiriens d’allé tuer les ivoiriens. J’attends de voir les vidéos où on voit Blé Goudé dire aux chrétiens de tuer les musulmans. »

« Beaucoup a été dit sur moi. Quand j’ai écouté le procureur, j’ai l’impression que mon arrivée est le résultat d’une loterie judiciaire. Mais ce qui fait la grandeur d’un peuple, c’est de défendre les valeurs qui le fondent. C’est moi j’ai dit aux partisans de Ouattara qu’on ne rentre pas en politique avec des armes. »

Pendant plusieurs minutes, Blé Goudé a expliqué sa philosophie et partisan de non-violence.

« La crise ivoirienne a opposé deux camps, deux forces belligérantes. D’une part les rebelles et d’autre part les forces armées de Côte d’Ivoire. Ensuite, il y a eu une troisième force. La population civile qui est descendu dans les rues pour dire non à la violence. Je me reconnais de cette force. Je reste convaincu que les armes et les guerres sont des moyens illégaux de prise de pouvoir. Je n’ai jamais possédé d’arme, ni à titre individuel, ni à titre collectif. Jamais je n’ai distribué d’armes. A un moment, les gens m’ont traité de faiblard. Ils ont dit que Blé Goudé a peur de la guerre. Cela parce ma philosophie c’est : Convaincre et non vaincre»

« Chaque fois que le processus de paix a pris du plomb dans l’air, j’ai fait ce que j’ai pu. J’ai pris des risques énormes. J’ai sacrifié ma jeunesse pour mon pays. J’ai sacrifié ma vie pour mon pays. »

Avant de terminer, le général de la rue expliqué à la cour qu’il ne cherche pas forcement à être libre car il y a la liberté physique et la liberté morale. Selon lui, ce qui guide ses aspirations, c’est la vérité. Il pense qu’à travers la manifestation de la vérité, il aura sa liberté. A la fin de ses propos, il demandé à la cour d’informer les charges contre lui : « Madame la présidente, je vous serai reconnaissant de me laisser rentrer chez moi, à la maison ».

Cette audience avait débuté le 29 septembre 2014. Les juges ont accordé du temps aux parties et participants afin de compléter, par écrit, leurs présentations orales.
Pendant quatre jours, l’Accusation et la Défense ont présenté leurs éléments de preuves aux juges de la Chambre préliminaire I, composée des juges Silvia Fernández de Gurmendi (juge présidente), la juge Ekaterina Trendafilova et la juge Christine Van den Wyngaert. Le Représentant légal des victimes a également eu la possibilité de présenter des déclarations d’ouverture et de clôture.
Le Procureur et le Représentant légal des victimes auront jusqu’au 10 octobre 2014 pour compléter leurs présentations par des observations écrites, auxquelles la Défense pourra répondre le 17 octobre 2014 au plus tard. Dans un délai de 60 jours suivant la réception de la requête finale de la Défense, les juges prendront leur décision. A l’issue de ce délai, la Chambre préliminaire peut:
Confirmer les charges pour lesquelles elle a conclu qu’il y a des preuves suffisantes donnant des motifs substantiels de croire que M. Blé Goudé a commis les crimes qui lui sont reprochés, auquel cas l’affaire est renvoyée en jugement devant une Chambre de première instance composée de trois autres juges pour le procès ; ou
Refuser de confirmer les charges pour lesquelles elle a conclu qu’il n’y a pas de preuves suffisantes et arrêter la procédure à l’encontre de M. Blé Goudé ; ou
Ajourner l’audience et demander au Procureur d’apporter des éléments de preuve supplémentaires ou de procéder à de nouvelles enquêtes ; ou de modifier toute charge pour laquelle les éléments de preuve produits semblent établir qu’un autre crime que celui qui est reproché a été commis.

 

Source Im

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