08212019Headline:

CPI: Dr Saraka -Du fond de sa cellule,voici les deux soucis qui accaparent Blé Goudé

ble goude

Si l’on en croit Dr Saraka, son porte-parole, Blé Goudé estime que la jonction de son dossier avec celui de Gbagbo «est un non-événement»

Le mercredi 11 mars dernier, la chambre de Première instance de la Cour pénale internationale (Cpi) a décidé de la jonction des dossiers Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé. Ainsi, ces deux prévenus de la Haye seront jugés ensemble par la Cpi aux mêmes dates.

Dans un document de presse en date du 16 mars 2015, et dont nous avons obtenu copie le mardi 17 mars, le porte-parole de Blé Goudé, Dr Patrice Saraka, invite «à ne point se laisser émouvoir outre mesure par une telle décision». A l’en croire, du fond de sa cellule, deux préoccupations majeures accaparent plutôt l’esprit de Blé Goudé. Il s’agit de la manifestation de la vérité et du retour de la paix dans son pays.

Sur le premier point, l’auteur de la note fait savoir que, dans un procès, c’est la manifestation de la vérité qui est le but final. «C’est à juste titre que Blé Goudé disait face à la cour: ”seul la vérité pourra m’ouvrir les portes de sortie de cette prison”. Que son procès et celui du président Laurent Gbagbo soient joints ou disjoints, ce rendez-vous, pour lui, sera l’occasion pour faire parler les faits afin que se taisent à jamais les allégations, dans un silence sans gloire et que soit définitivement située, à la face du monde, la responsabilité de chaque acteur politique», relève-t-on dans le document. Puis, le signataire de la note soutient que dans l’attente de la suite judiciaire appropriée par l’équipe de défense et Blé Goudé, il demande de considérer cette décision de jonction «comme un non-événement (…) Sa libération lui tient certes à cœur, mais l’essentiel pour lui, c’est que la Côte d’Ivoire soit libérée de la haine et de la division entre ses fils et que la paix soit restaurée».

Pour ce qui du retour de la paix, Dr Saraka soutient que Blé Goudé, «en cette année électorale, période d’ambitions, de passions et de tensions», du fond de sa cellule, nourrit le secret espoir de voir toute la classe politique ivoirienne, le pouvoir aussi bien que l’opposition, tirer les leçons du passé douloureux. Dans cette dynamique, le fondateur du Cojep (Congrès Panafricain pour la Justice et l’Egalité des Peuples) appelle à faire un effort de dépassement pour trouver des solutions structurelles et durables aux problèmes qui sont à la source du conflit politico-militaire qui a endeuillé, selon lui, la Côte d’Ivoire. «A seulement quelques mois des échéances électorales de 2015, prions tous Dieu afin que ce pays que nous aimons tant ne s’embrase à nouveau sur l’autel d’ambitions personnelles sans bornes morales. Jamais, au nom d’ambitions personnelles et de ressentiments de quelque nature que ce soit, je ne saurais souhaiter la catastrophe à mon pays, pas plus que je ne l’ai fait hier, quand mes alliés étaient encore aux affaires. A mes yeux, la promotion de la paix n’est pas saisonnière tout comme le choix pour la paix n’est ni une option ni une stratégie, mais un impératif catégorique, une conviction», écrit Dr Saraka au nom de Blé Goudé. Avant de conclure en ces termes: «Les douleurs que nous endurons aujourd’hui, à travers cette privation de liberté, doivent servir à construire une autoroute d’espoir pour les générations à venir afin que, plus jamais, d’innocentes personnes ne subissent le sort dont nous sommes victimes aujourd’hui».

TRAORE Tié

L’INTER

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