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CPI : Du Flou autour de la participation des témoins de Gbagbo/ce qui se passe

Le dernier témoin de l’accusation dans l’affaire Gbagbo a achevé sa participation ce vendredi 19 janvier 2018. Alors qu’ils étaient attendus dès la reprise du procès, les témoins de la défense pourraient ne pas être entendus avant plusieurs semaines.

Par Abraham Kouassi

Experte en médecine légale, le Professeur Hélène Yapo Etté a achevé sa déposition devant la Cour pénale internationale (CPI). Dernier témoin appelé par l’accusation, le médecin-légiste a été interrogée par les différentes parties tout au long de l’audience du jour.

Si on est désormais certains que l’accusation en a terminé avec ses témoins, rien n’est clair concernant le passage des témoins appelés par la défense. De fait, alors qu’ils étaient attendus pour entamer leur déposition juste après le Professeur d’université, on ne sait pas à ce jour quand ils seront dans la salle d’audience.

De fait, au moment de clore l’audience de ce vendredi 19 janvier 2018, le juge-président Cuno Tarfusser n’a donné aucun détail sur la date de la prochaine audience qui doit marquer sauf changement, le début du passage des premiers témoins à décharge.

En outre, le calendrier disponible sur le site internet de la Cour pénale internationale ne donne aucune indication sur la prochaine audience dans l’affaire de l’ancien président ivoirien.

Pour ce qui est des débats, ils ont été très techniques comme c’est le cas avec tous les experts appelés devant la Cour. Le Professeur Yapo Etté a une fois de plus été interrogée sur ses travaux pendant et après la crise post-électorale.

Face à la Cour, elle est par ailleurs revenue sur les crimes commis à Duékoué. Le témoin qui a indiqué « avoir connaissance » des faits qui se sont produits en 2011 dans la ville de l’ouest ivoirien a indiqué que les autopsies dans cette affaire se poursuivent.

« Concernant Duékoué, une mission entamée est encore en cours », a-t-elle laissé entendre.

Les parties opposées à une intervention de l’ ADASF

La Cour est également revenue au cours de l’audience de ce vendredi sur la demande formulée par l’Association avocats et démocrates africains sans frontières (ADASF).

En effet, le 13 janvier dernier, cette structure d’intellectuels africains a formulé une demande afin d’intervenir dans cette affaire en qualité d’amicus curiae (personnalité ou un organisme, non directement lié aux parties d’une affaire judiciaire, qui propose au tribunal de lui présenter des informations ou des opinions pouvant l’aider à trancher l’affaire, sous la forme d’un mémoire, ndlr). Se basant sur le 103 du règlement de procédure et de preuve (la Règle) de la Cour pénale internationale souhaitent intervenir en faveur de l’ex-président.

ivoirejustice

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