12192018Headline:

CPI: Grande tension entre les avocats de Gbagbo et le procureur.

Les avocats de l’ex président ivoirien poursuivent le grand déballage devant la Cour pour obtenir auprès des juges l’acquittement de leur client, Laurent Gbagbo en cette seconde journée de la reprise du procès à la Haye.

Fait marquant, de cette journée du dernier round avant la décision des juges, Me Jennifer Nahori de l’équipe de défense de Laurent Gbagbo a sérieusement mis en doute la crédibilité de la vidéo, présentée par le procureur, accusant les Fds d’être les auteurs du massacre des 07 femmes d’Abobo,le mardi 03 mars 2011. « Il s’agit d’une mise en scène pour accuser les FDS », a fait remarquer Me Jennifer Nahori.

Dans sa démonstration, l’avocate de Laurent Gbagbo a confié que si les FDS étaient réellement les auteurs des tirs, il y aurait eu plus de morts et également de blessés, qu’il n’y en a eu ce jour. Fait étrange, soutient-telle, « il n’y a aucun blessé aux alentours », a-t-elle fait remarquer. Ce constat, ajoute-t-elle, rend la vidéo suspecte. Me Nahouri va apporter le coup de grâce en indiquant que la vidéo du passage du convoi militaire, a été tournée le 07 janvier et non le 03 mars 2011 comme le prétend l’accusation.

« Le procureur ne dispose pas de l’original de la vidéo de la marche des femmes. Les images ont été filmées le 7 janvier 2011 à 4h et non le 3 mars 2011. Soit deux mois avant. Les vidéos sont tous les montages. Il s’agit d’assemblages de différentes images entrecoupées », a-t-elle asséné avant d’ajouter, « Comment devant une agence de transaction d’argent, l’armée tire à l’arme lourde et le magasin est ouvert. Le gérant n’est pas inquiété, pas de panique ça travaille tranquillement à 7mn, des corps »,

Me Jacob s’est pour sa part penché sur la « pauvreté » des arguments du procureur. « Les preuves du procureur sont pauvres », a-t-il martelé. A titre d’exemple, l’avocat de Laurent Gbagbo a indiqué que « le procureur nous dit de ne pas croire à ses témoins militaires car pour lui ces témoins ont un intérêt à cacher des informations les incriminant eux-mêmes et le président Laurent Gbagbo ». Cet exemple pour lui témoigne de « la pauvreté profonde des preuves du procureur ». Avant d’inviter les juges à ne point suivre l’accusation dans sa démarche.

« Suivre le procureur dans sa démarche, c’est comme suivre un expert de la NASA qui dit que la probabilité d’existence d’extra-terrestre est mince et venir donner raison à un fermier qui dit avoir vu de petits hommes verts dans son champ. », a-t-il interpelé les juges

Jean Kelly Kouassi

 

abidjan.net

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