10222018Headline:

CPI: Innocence de Laurent Gbagbo, le réveil tardif, mais salutaire de Vincent Hervouët !!!

Le procès Gbagbo et Blé Goudé a à peine repris à la CPI que les sachants se livrent déjà au jeu de pronostiques. Vincent Hervouët, grand journaliste d’ Europe1, voit l’ancien président de la Côte d’Ivoire sortir de la Cour Pénale Internationale par la grande porte avec un statut de victime.

Le 30 novembre 2011 s’ouvrait à La Haye le procès de Laurent Gbagbo et Blé Goudé, poursuivis pour de supposés « crimes contre l’humanité » à la suite de la crise postélectorale qui a pris fin le 11 avril 2011. L’ancien président ivoirien venait alors d’être livré aux anciens rebelles par l’armée française qui n’avait cessé de piloter plusieurs jours durant le palais présidentiel dans lequel il s’était retranché avec plusieurs dizaines de civiles.

Plus de 7 années sont passées et 82 témoins ont défilé à la barre à la CPI pour lui porter le coup de grâce qui devait le précipiter dans une prison à perpétuité. Mais après le passage du 82e témoin, la Procureur Fatou Benssouda a compris qu’il valait mieux arrêter le triste spectacle auquel elle se livrait à citer des témoins à charge qui une fois devant les juges déchargeaient complètement les accusés.

Aucune déposition de ces 82 témoins n’a permis de prouver que Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé avaient mis en place le fameux « plan commun » ou même qu’ils étaient instigateurs, voir qu’ils étaient informés de ce qu’il se produisait en leur nom un génocide. Un clair constat qui fait dire à Vincent Hervouët, éditorialiste d’Europe 1, qu’il faudra être « myope pour faire confiance dans la justice de son pays (la Côte d’Ivoire, ndlr) ou être sourd ou aveugle et complètement amnésique pour avoir confiance dans la Cour Pénale internationale (CPI) ».

Vincent Hervouët raconte la vraie histoire Gbagbo
Le journaliste particulièrement, amusé par le simulacre de procès qui a lieu à La Haye, cette tristounette ville hollandaise célèbre malgré elle, trouve curieux le fait que la même CPI qui a retenu dans son zonzon Jean-Pierre Bemba l’ait libéré cet été après 10 ans de détention. Il ne s’explique pas pourquoi la cour d’appel a mis autant de temps pour réaliser « qu’il n’y avait rien dans son dossier, rien qui prouve qu’il ait ordonné, organisé ou même été au courant des massacres épouvantables commis par ses miliciens. »

Cette cour qui devait être la plus crédible au monde a mis 10 ans avant d’ouvrir ses propres yeux et dire à l’ancien vice-président du Congo « c’est bon, rentrez chez vous ». Laurent Gbagbo réclame le même traitement, lui qui, il faut le rappeler, avait été agressé par une rébellion armée de Guillaume Soro en 2002 et qui a été empêché de gouverner durant tout son mandat avant que la France ne profite de l’occasion qu’offrait l’élection présidentielle de 2010 pour s’en débarrasser.

Pour justifier l’emprisonnement de l’ancien président ivoirien et son ministre, la procureur s’est appuyée sur la « responsabilité de commandement, autrement dit : le chef est coupable des crimes commis par ses subalternes », s’amuse le confrère. Cette trouvaille pour priver de liberté le père du multipartisme Ivoirien est la belle « recette de justice spectacle » comme dans le cas de Bemba.

Seulement, avant de condamner un homme de cette envergure, « il faut des preuves écrites d’un ordre, la démonstration d’une implication directe », ce que n’est pas parvenue à faire devant les juges dame Benssouda et sa suite. « Ces témoins contre Gbagbo n’ont rien prouvé du tout », affirme le journaliste français qui rallie ainsi la position de plusieurs de nos confrères africains.

Quand Gbagbo tord le bras au journalisme français
Les faits tronqués par ces mêmes médias français, dans les premières heures de la déportation de Laurent Gbagbo à la CPI, leur apparaissent à la lumière d’aujourd’hui comme une évidente vérité longtemps snobée. Vincent Hervouët ira jusqu’à dire « qu’il est temps d’arrêter les frais », positon que partagent également plusieurs Africains qui ne cessent de pointer le caractère insultant que servait jusque-là cette cour vomie au grand jour par les USA quelques jours avant la reprise du procès.

Toujours est-il que les aveugles qui pondent aujourd’hui des éditos plus fidèles à réalité ont vu, et la CPI n’a plus le choix, Laurent Gbagbo va sortir de ses sombres murs.

On sait que les juges ont toute cette semaine pour décider de s’ils vont continuer de tuer leur temps avec ce vrai faux procès où s’ils vont commencer à s’arracher les doigts de là où je pense (pour rester polis) et aller régler pour une fois de la vie de cette cour de vrais dossiers de victimes qui à travers le monde attendent que justice leur soit rendue.

« Tôt ou tard, Laurent Gbagbo sortira de cette prison par la grande porte entre deux petits tours cremlets qui ressemblent à un décor de cinéma, il jouera Mandela (ancien président sud-africain incarcéré 27 ans), il jouera Edmond Dantès (personnage de fiction, héros du roman Le Comte de Monte-Cristo d’Alexandre Dumas père)», s’oblige à rajouter notre très cher Vincent Hervouët qui en aura mis du temps avant de chanter à haute voix cette belle mélodie qu’est la vérité.

“Ce sont les Français qui ont fait le travail”, disait Laurent Gbagbo
Ne dit-on pas que le mensonge est toujours rattrapé par la vérité et que sous la puissance du Saint-Esprit, les aveugles voient ?

Laurent Gbagbo « que les parachutes français sont allés chercher au fond de son bunker » a en tout cas aujourd’hui le statut de victime, un statut que devra confirmer dans les prochains jours, ou pas, les juges de la CPI. « Ou » parce que la bêtise a parfois la peau très dure et avec ces gens-là, il vaut mieux ne jamais être sûr de rien, seule façon de se prémunir d’un ulcère ou d’une attaque cardiaque.

Le problème avec nos amis journalistes français, c’est que pendant que leurs autorités créent de l’injustice en Afrique, ils assurent le service après-vente. Ce n’est que lorsque la période de garantie est dépassée qu’ils reconnaissent à la marchandise des défauts de fabrication.

 

fratmat.info

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