10222018Headline:

CPI: La deuxième journée du Procès conjoint Laurent Gbagbo-Blé Goudé a repris à la Haye; Le bureau du procureur poursuit son plaidoyer devant la Cour.

Au second jour de son réquisitoire devant la Cour pénale internationale (CPI), mardi 02 octobre 2018, le procureur Eric Mc Donald, croit mordicus, que l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo aurait donné les ordres à l’origine des crimes de la crise post-électorale.

La deuxième journée du Procès conjoint Laurent Gbagbo-Blé Goudé a repris à la Haye, ce mardi 02 octobre 2018. Le bureau du procureur poursuit son plaidoyer devant la Cour, dans l’objectif de démontrer l’implication des accusés Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé dans les crimes perpétrés durant la crise post-électorale de 2010-2011 en Côte d’Ivoire. « L’accusation avance que M. Gbagbo a donné les ordres qui ont suscité les crimes », a affirmé l’adjoint de Fatou Bensouda.

Le procureur Eric Mc Donald est donc resté fidèle à la ligne de l’accusation. Celle de démontrer preuve à l’appui, l’implication avérée de l’ex-chef de l’Etat ivoirien, dans les crimes qui ont endeuillé la Côte d’Ivoire durant la crise post-électorale.

Pour lui, M. Laurent Gbagbo, était bel bien conscient que « les instructions », données aux forces de défense et de sécurité (FDS) aboutiraient à la commission de ces crimes. Ainsi, croit-il savoir, avec la ferme volonté de confisquer le pouvoir d’Etat, M. Laurent Gbagbo serait impliqué dans l’élaboration d’un plan commun visant au « massacre de civils ».

« M. Gbagbo a demandé à ses troupes de poursuivre les combats et de renforcer les barrages routiers. Il était conscient que des crimes allaient être commis par ses subordonnées et autres mercenaires. Il a donc participé à l’élaboration du plan commun », a indiqué l’adjoint de Bensouda.

Rappelons que hier, lundi 01 octobre 2018, le procureur général James Stewart avait quant à lui abordé une question d’ordre juridique. Il avait en effet estimé que la chambre de première instance devrait attendre la fin du procès avant de se prononcer sur la demande d’acquittement déposé par les avocats de la défense.

Autrement dit, pour l’accusation, le procès doit aller à son terme, avec la présentation des témoins de la défense. Un argumentaire qui n’a visiblement pas totalement convaincu le juge président.

Jean Kelly Kouassi (Stg)

AIP

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