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CPI : Les premières grandes révélations de Guiai Bi Poin à la barre/ce qu’il faut retenir

Le procès de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé a repris ce lundi 27 mars 2017 à La Haye avec comme témoin dans le prétoire le général Guai Bi Poin, ancien Commandant du Centre de commandement des opérations de sécurité (CECOS).

Pour son premier jour de témoignage, le Général Guiai Bi Poin a été surtout interrogé sur le rôle joué par le Centre de commandement des opérations de sécurité et ses rapports avec l’ex-aide de camp de Simone Gbagbo, Anselme Seka Seka. Si le témoin de Bensouda a affirmé qu’il n’a pas de liens particuliers avec le nommé Seka, il a cependant dit qu’il l’a rencontré lors d’une réunion des officiers supérieurs de l’armée, qui s’est tenue à l’Etat-major des armées.

Le Général Guiai Bi Poin a expliqué que les chefs de commandements étaient réunis, quand on leur a annoncé la présence de Seka Seka qui tenait à leur parler.« Le Chef d’Etat-major nous a dit que Seka Seka voulait 5 mn pour nous donner une certaine information ». Selon le témoin, certains participants à la réunion s’étaient opposés. Mais le chef d’Etat-major a plaidé pour qu’il vienne leur dire ce qu’il savait. Finalement tous se sont accordés à lui donner la parole.

Alors le juge Cuno Tarfusser de demander à Guiai Bi Poin de dire ce que Seka leur a fait savoir. Ce que Seka a proposé est une action très radicale, à la limite d’une opération kamikaze. « Il a proposé des approches opérationnelles qui étaient différentes des nôtres, comment procéder pour être plus efficaces face au commando invisible ». Selon le Général, l’approche de Seka Seka était de réagir de façon plus intensive en amenant davantage de troupes.

« On a dit non parce que sa proposition était différente » parce que le commando invisible opérait en prenant la population comme bouclier humain. Pour les généraux, s’ils devraient suivre Seka Seka dans sa logique, il y aura beaucoup de dégâts dans la population prise en otage par le commando invisible et aussi qu’il perdrait trop d’hommes vu que le commando invisible agissait comme une guérilla et était insaisissable.

Après son départ, les généraux ont demandé au Chef d’Etat-major de ne pas permettre que des personnes non autorisées ne viennent intervenir dans leur réunion, a rapporté Guiai Bi Poin. Son témoignage intervient après ceux des généraux Brindou M’Bia, ex-Directeur général de la police nationale, et Kassaraté Edouard Tiapé, ancien commandant supérieur de la gendarmerie nationale.

Avec APR

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